(FAITS A L’OBSERVATOIRE ROYAL. i 7
complètement que les autres, il n’y eut plus lieu (l’hésiter à se ^livrer à la grande entreprise $ elle fut remise à l’année suivante MÉMOIRE.1787 : il ne fallait pas moins de tems pour la constructiondes moules et pour tous les préparatifs nécessaires.
C’est ici le lieu d’observer que S. M. ayant arreté de faireconstruire en France les trois principaux instrumeus quidevaient meubler l’Observatoire renaissant, si j’avais entre-pris de faire exécuter sous mes yeux le grand quart de cerclemural, mon intention n’avait point été d’enlever aux artistesde la capitale une si belle occasion d’exercer leurs talens.
Bien au contraire , toujours plein de ce principe que j’avaisposé le premier , qu’il fallait tout faire pour exciter l’ému-lation des artistes français , pour seconder leurs efforts et pourles mettre en état de rivaliser avec les étrangers , j’avais crudevoir me charger du seid instrument qui fût au - dessusde leurs moyens , pour lequel il leur eût fallu un teins etdes avances trop considérables ; mais j’avais laissé les deuxautres à exécuter à ceux qui se sentiraient capables de lesentreprendre. Déjà le sieur Le Noir s’était chargé du cercleentier de trois pieds de diamètre suivant les principes duchevalier de Borda mou confrère , qui voulut bien dirigerl’exécution. Il s’empressa meme de saisir cette occasionfavorable de perfectionner son invention, et de faire exécuteren grand pour l’astronomie un instrument qui avec de bienplus petites dimensions avait déjà produits de si grands effets et »procuré une précision inouïe dans les opérations géodésiques.
Que ne pouvait-on pas attendre de la réunion des talens deLe Noir et du génie de Borda ? Le troisième instrument était
dégagée de ses jets et ébarbes, pesait 600 livres ; les jets et ébarbes 45o livres ; ilest donc sorti du fourneau lo 5 o livres) il n’y a eu , par conséquent, que 88 livresde déchet.
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