FAITS A L’OBSERVATOIRE ROYAL.
ses discours , son air de bonne foi, détruisirent en moi toute j«méfiance ; dès que je lui parlai de la lunette des passages que MÉMOIRE,je désirais avoir de lui : J’en ai une fort avancée, me dit-il ;je la destinais pour un autre , mais elle sera pour vous ; ellearrivera en France peu de tems après votre retour ; voilà unexcellent objectif que j’y adapterai, et je veux que le meil-leur instrument des passages sorti de mes ateliers soit pourl'Observatoire de Paris et entre vos mains. L’apparente sin-cérité d’un pareil propos, et peut-être mon amour-propre,
11e me permirent plus le moindre doute. Causant une autrefois avec M. Rainsden de divers instrumens que je 111e pro-posais de placer par la suite à 1 Observatoire, et lui faisantpart de mes projets de distributions dans la restaurationgénérale des voûtes qu’on allait reconstruire : Il faut, medit-il avec empressement, que vous 111e réserviez une placepour un instrument que je médite depuis long-tems d’exé-cuter, et pour lequel j’emploierai toutes mes ressources et mesmoyens ; je veux qu’un seul observateur puisse déterminer àtrois ou quatre secondes près de degrés, par une mesuredirecte, la différence d’ascension droite de deux astres quel-conques ; j’y réussirai, et je serais flatté que cet instrumentfût placé à l’Observatoire de Paris . Je promis à M. Ramsdence qu’il me demandait; sur une esquisse que je lui traçai dulocal, il en arrêta avec moi les dimensions, et je fus plus con-firmé que jamais dans ma confiance en ses bonnes disposi-tions. La proposition que je lui fis alors d’envoyer deuxouvriers dans son atelier fut reçue sans la moindre difficulté.
Lui ayant fait part du projet que nous avions, MM. Mecliain,
Legendre et moi, d’aller à Bleinlieim voir les beaux instru-mens qu’il avait exécutés pour l’Observatoire du duc deMarlborougli, il me dit très-gracieusement qu’il se ferait unplaisir et un devoir de nous y accompagner; sans nous en
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