a8 ETABLISSEMENS ET TRAVAUX
jer quel point est dirigé son télescope, et à quelle étoile se rap-MÉMOIRE, portent les circonstances qu’il observe et qu’il croit dignes denoter. C’est ainsi que, séparés du reste des hommes , l’espritet les regards élevés vers les régions célestes, le frère et lasœur, unis de pensées et d’actions, s’occupent sans cesse dansle silence des nuits à parcourir les régions les plus reculées dela voikte étoilée , cherchant de nouveaux mondes dont ladécouverte ne coûtera jamais rien à l’humanité. Nous devonsle dire, et nous ne craignons pas d’ètre démentis par celui quiy aurait le plus d’intérêt, c’est à sa digne et inimitable sœurque M. Ilerschell est redevable en grande partie de ces obser-vations nombreuses et curieuses sur les étoiles fixes, dont il aenrichi l’astronomie. En effet, quelle autre que miss Ilers-chell aurait la complaisance,la patience, le courageet lezèledes’identifier ainsi à des recherches, k des veilles, à des travaux
' aussi longs , aussi ingrats, aussi fatigans ? M. Herschell ne
refusera donc pas de céder quelque portion d’une gloire qu’ilpeut partager avec une sœur, sans en rien perdre (i).
Non loin du télescope de vingt pieds, nous aperçûmes lesprincipales pièces d’un autre instrument du même genre,mais bien plus considérable : il devait avoir quarante piedsde foyer. Le corps était déjà tout assemblé, l’un de nousentra presque debout dans le tuyau. Quant aux miroirs, legrand était fondu et ébauché; on juge bien que la grandeurde son diamètre nécessitait une épaisseur suffisante pour quesa forme et sa courbure ne fussent point altérés dans lesdiverses positions qu’il devait prendre, d’où résultait un poidstrès-considérable, en y joignant celui du cadre sur lecpiel ilétait monté. Il ne fallait rien moins que l’adresse et l’expë-
(i) L’astronomie doit encore à miss Herschell la découverte de plusieurscomètes.