DEUXIEME MÉMOIRE.
ii a
MÉMOIRE.
f
Exposé de la restauration et des nouvelles distributionsfaites au batiment de VObservatoire royal , lors du nouvelétablissement.
J’a i parlé, dans le Mémoire précédent, de l’état de dépé-rissement où était parvenu le batiment de l'Observatoire royal
de Paris . Dès l’année 1760, il menaçait d’une ruine prochaine,quoiqu’il n’eùt pas encore un siècle d’ancienneté , quoique saconstruction semblât, lui assurer la plus grande solidité et luipromettre la plus longue durée. L’infiltration des eaux ayanteu lieu de très-ancienne date, elle avait miné les voûtessupérieures. A tort on accuserait Perrault de n’avoir pasdonné assez de pente et de dégorgement aux eaux sur uneplate-forme trop étendue 5 à tort on lui reprocherait de s’étrefié sur la bonté d’un ciment dont la couche n’était pas assezépaisse et n’était recouverte que par un pavé de petits car-reaux de pierres à fusil de quatre à cinq pouces carrés, quioffraient trop de joints(1). La principale et véritable cause dela destruction des voûtes fut le mouvement qui eut lieu d’aborddans les murs de la partie orientale de l’édifice (2) , et par lasuite dans la façade méridionale. Il en résulta des crevasses
(1) Le ciment de Perrault était si bon qu’on a eu toutes les peines du mondeh l’enlever et à le détruire partout où l’eau n avait pas pénétré; on ne pouvaitl’arracher que par gros morceaux, l’outil faisait leu dessus. Je crois, au reste,que l’ancienneté faisait tout son mérite, car sa composition n’avait rien de parti-culier.
(2) Peu de teins après la construction, il fallut reprendre cette partie sous
œuvre.