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MÉMOIRE.
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et des ruptures auxquelles aucun mastic n’aurait pu résister *,il fallut qu’il se fendit : les eaux, s’infiltrant par là, durentoccasionner des ravages , cpii devinrent d’autant plus consi-dérables que pendant plus de cinquante ans on n’y fit aucuneatten lion, et que l’on ne se décida à y apporter remède quelorsqu’il n’était plus tems. C’est ce qui n’arrive que tropsouvent en pareilles circonstances. Dans l’origine, la moindreréparation , la plus petite dépense eût arrêté le malj mais ,quand par la suite il fut à son comble , on fut effrayé de cequ’il en coûterait pour restaurer ou plutôt pour reconstruireces voûtes. Pendant long-tems on n’osa prendre un parti, etle mal empira. D’ailleurs, vers la fin du règne de Louis XV ,et sous l’administration de M. de Marigny, les fonds desbâtimens s’appliquaient à toute autre construction qu’à celled’un Observatoire. Il fallut donc attendre des teins plusheureux, ou plutôt des dispositions plus favorables. Elles serencontrèrent au commencement du règne de Louis XVI , etlorsque M. le comte d’Angivillers vint à succéder à M. deMarigny dans la direction des bâtimens.
Le succès de mes démarches auprès du nouveau directeurdate de 1775. J’obtins sa parole qu’aussitôt qu’il en aurait lesmoyens, il s’occuperait efficacement de l'Observatoire et dis-poserait le Roi à consentir qu’un emploi de fonds suffisansfût destiné à tirer cet établissement d’un état de dégradationaussi honteux p»our le Gouvernement que préjudiciable auxsciences. J’avais malheureusement deux objets de demande àformer à la fois.
C’est ici le lieu de répéter ce que j’ai déjà dit et impriméailleurs (1). Il s’en fallait de beaucoup que l’édifice de l'Ob-
(i) Voyez Extrait de l’Observatoire, année 1786) Mémoire de VAcadémie ,même année.