PROJET ET DESCRIPTION
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j fI e soutenue parun châssis de fer; le poids de la machine aug-MÉMOIRE. mente considérablement le frottement qui s’oppose au mou-vement circulaire. Mais, par un mécanisme très-ingénieux,M. Billiaux, ingénieur-mécanicien, a exécuté en 1807, àl’Observatoire royal de Paris et au Collège de France , destoits de 6 pieds de diamètre qui tournent avec la plus grandefacilité. 11 lait poser et tourner la base du toit sur un petitcharriot circulaire, quilui-mème est mobile sur des roulettes,ce cjui diminue infiniment l’effet du poids et des frottemens.( \oy. Planche 8 e , fig. 6 e et 7 e , et l'explication.)
L’avantage d’un toit tournant étant de procurer à l’obser-vateur placé au-dessous la facilité de suivre de tous côtés laroute des astres, l’on en conclura que l’emplacement de cestoits doit être tel que rien ne les masque et ne les domine,qu’en conséquence leur véritable position doit être toujoursdans le lieu le plus élevé de l’Observatoire. C’est sur-toutpour l’instrument équatorial et les lunettes placées sur despieds parallatiques, pour la recherche et l’observation descomètes, que cette libre étendue d’horizon devient absolu-ment nécessaire ; car les instrumens qui ne sont destinés qu’àprendre les hauteurs correspondantes du soleil et des astresdu côté du midi, n’ont besoin de découvrir que la partie duciel est et ouest, et pourraient être placés plus bas.
peut-être à cet inconvénient. Je m’étais proposé d’essayer à l’Observatoire défaireexécuter la calotte extérieure de la forme que représente la .figure 3 e , Planche 8°,et en petites lames de jalousies, qui n’auraient pu s’échauffer à cause de l’air cir-culant par dessous. Ces moyens , à la vérité , tendent à augmenter le poids du toittournant; mais rien n’est plus facile que de diminuer la plus grande partie de cepoids, au moyen d’une tige de fer en potence qui tiendrait le toit à moitié suspendu( Voy. Planche 8 e , figure 4 e ). Celte tige 11e nuirait guèro plus à l’observateur quela traverse au-dessus de la lunette méridienne dont j’ai parlé plus haut. Mais lemécanisme de M. Billiaux, dont nous allons parler plus bas, sera encore préfé-rable pour ceux qui sauront l’exécuter,