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y e position respective et particulière. Par-là , tous les objetsMÉMOIRE, grands et petits, qui composent ce vaste Empire, se trou-vaient renfermés et enveloppés dans des contours fixes etdans des cadres déterminés, où il ne s’agissait plus que de lesplacer par des opérations secondaires, c’est-à-dire au moyende petits triangles appuyés sur les grands, qui devaient leurservir de base, et devenir ainsi le canevas général de l’ou-vrage. Toute ville ou bourgade, tout village, clocher, etautre point remarquable, devait donc être déterminé géomé-triquement et placé sur la carte dans sa position respectiveà l’égard des principaux points ou sommets des grandstriangles primitifs. Or, ce remplissage du canevas devenaitune opération facile et de second ordre, susceptible d’êtreconfiée à de simples ingénieurs , dont l’inhabileté ou leserreurs pouvaient être bientôt reconnues et redressées par lacomparaison de leurs opérations aux premières, avec lesquellesil fallait toujours quelles coïncidassent.
Tel fut le système adopté et suivi pour la levée de la cartegénérale delà France . Les opérations commencèrent en i^5o.Cassini de Thury proposa d’abord de destiner à cette entre-prise une somme annuelle de 4°> 000 bancs, et trouvaM. de Machault disposé à en accorder davantage pour abrégerla durée de l’exécution : mais, avec tout le zèle possible et lameilleure volonté, on ne pouvait anticiper sur le tems néces-saire pour former un nombre sullisant d’ingénieurs et degraveurs, pour faire construire les instrumens, établir uneimprimerie et rassembler tout l’attirail que nécessitait unesi grande entreprise. La première année ne fut employéequ’en préparatifs, car tout était à créer dans cette partie. 11ne devait y avoir aucun rapport entre les anciennes cartesde géographie et la nouvelle carte de France . Celle-cidevait être supérieure aux autres, non-seulement par l’exac-