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titude géométrique de la position de chaque objet, mais yeencore par le dessin et le figuré d’une topographie assez MÉMOIRE,détaillée pour présenter à l’œil un tableau aussi agréablequ’intéressant de la nature de chaque pays. Villes, villages,hameaux, fermes, châteaux, abbayes et moulins; grandesroutes et principaux chemins de communication; rivières,ruisseaux et lacs ; montagnes, coteaux, vallons et plaines;bois, vignes, landes et friches, tout devait figurer dans cevaste tableau par un caractère distinctif; et la nomenclaturedevait, autant que possible, ne pas nuire à l’objet principalet à l’effet général. Il fallut dans les premiers tems beaucoupd’essais pour parvenir à fixer un genre nouveau de gravureconvenable, dont on n’avait eu jusqu’alors que peu ou demauvais modèles. C’est notre ouvrage qui a formé les meil-leurs artistes en ce genre; c’est depuis lui que les cartes géo-graphiques, auxquelles il a servi de modèle en tout point,se sont perfectionnées. L’œil le moins connaisseur peut s’enconvaincre en comparant une de nos feuilles quelconque avectoute autre carte publiée antérieurement à i^5o (i).
L’éducation des ingénieurs fut encore plus longue, plus.difficile et plus importante que celle des graveurs de plan etde lettre. 11 ne s’agissait plus d’aller, à la manière des arpen-teurs de village, lever avec la planchette et la boussole unterrain de quelques centaines d’arpens,ni de faire, de routine,des opérations et des calculs tant bons que mauvais. Il fallaitfaire usage des meilleurs grapliomètres, non à pinules, maisà lunettes ; savoir les employer et les vérifier. 11 fallait former
(l) Il existe aujourd’hui des cartes bien supérieures aux nôtres pour la gra-vure. Les arts acquièrent leur perfection du tems. D’ailleurs, ceux qui n’ont euqu’un petit nombre de cartes à exécuter, y ont mis un tems, des soins et un prixqu’ils n’auraient pu y sacrifier, s'ils en avaient eu comme nous deux cents àfaire.