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ye confuse. Quelques-uns trouvaient singulier qu’une carte de laMÉMOIRE. Basse-Bretagne ne présentât pas un coup-d’œil aussi agréableque celle des environs fie Paris ; je ne pus m’empêcher derépondre que c’était la faute du pays et non celle des ingé-nieurs. Mais le reproche dont je sortis le plus victorieux, futcelui que nous méritions cependant davantage, il regardait lanomenclature. J’avais eu l’adresse de consulter séparément,sur l’orthographe de certains noms bretons, des personnesdilférentes du même pays, qui ne s’étaient point accordées;j’eus le plaisir de les mettre en opposition et d’exciter entreelles une vive dispute , au milieu de laquelle je fis faire cetteréflexion, que si des Bretons n’étaient pas d’accord entr’eux ,il était bien pardonnable à mes ingénieurs, qui n’étaient pasdu pays, d’être trompés sur l’orthographe bretonne par desindicateurs, par des recteurs, qui n’étaient pas membres desEtats, et dont il était facile de ne pas entendre ou de malcopier la prononciation, sur-tout pour les noms propres. Cene fut ainsi qu’avec une patience excessive et par une com-plaisance outre mesure à répéter vingt fois le même argumentsur le même grief, reproduit vingt fois par différens membresdes Etats, que je parvins enfin à persuader à MM. les gentils-hommes bretons qu’ils pouvaient se reposer sur la bonté desmoyens employés à lever leur pays, puisqu’ils étaient lesmêmes que ceux dont nous faisions usage depuis 35 ans pourla levée de toute la France ; que la partie topographique de lacarte devait être bornée par l’étendue de l’échelle, qui nousforçait souvent à supprimer les objets les moins importans;f[ue la nomenclature était, sur-tout pour leur pays, la partiedont nous pouvions le moins répondre ; cpie d’ailleurs elledépendait [dus d’eux que de nous, puisqu’ils pouvaient lacorriger eux-mêmes sur les épreuves que nous leur adressionsa cet effet pour la vérification; qu’enfîn, quelque tems et