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y e forcer en 1789 (l’abandonner cette entreprise; tout ce qu’il yMÉMOIRE, avait (le fait fut en pure perte pour la compagnie : c’est cequ’on 11’avait pu prévoir.
Enfin, nous ne devons pas omettre de parler ici de lapartie de l’ouvrage la plus essentielle et cependant la moinsconnue, disons meme prcsqu’entièrement ignorée. Ce que lepublic aimait et admirait le plus dans nos cartes, c’était cedétail topographique qui lui représentait le cours des rivières,la direction des chemins, la forme et le contour des bois, desforets, et les routes dont elles étaient percées. Mais le méritele plus réel de notre ouvrage, celui qui le distinguait de toutesles cartes qui l’avaient précédé, et dont les connaisseurs etles vrais géographes nous savaient plus degré, c’était cettedétermination géométrique de tous les points du plus petitvillage dont le clocher avait été le sommet d’un angleimmédiatement observé. Or, l’avantage d’une si grandeprécision ne devait pas être perdu ; il était intéressantd’assurer la perpétuité des résultats d’un si grand travailqu’on ne devait pas recommencer deux fois ; il fallaitmême, par une sage prévoyance des catastrophes et des évè-nemens humains qui pouvaient faire disparaître ou périr nosplanches, faire en sorte que l’on pût transporter sur de nou-veaux cuivres toutes les positions des villes, bourgs et villages.C’est à quoi nous avions pourvu, en faisant accompagnerchaque nouvelle feuille qui paraissait, d’une table imprimée,format in-4°, contenant tous les noms par ordre alphabé-tique des objets compris dans cette carte, avec leur distanceà la méridienne et à la perpendiculaire de l’Observatoireroyal de Paris , exprimée en toises. Ces tables précieuses coû-taient fort cher pour l’impression et le tirage; personne ne lesachetait. La compagnie, à la 1 58 e feuille, cessa de les publier,pour ne les reprendre qu’à une époque plus favorable, ou