de la France , pour régler les de'dommagemens qui pou- y evaient leur ctre dus et qui devaient être acquittes sur les MÉMOIRE.Jonds extraordinaires de la guerre. En conséquence, je fusailmis, le i3 janvier i 7 9 / |, à lire devant un adjoint duministre de la guerre un Mémoire de réclamations où jerésumais tous nos titres à la propriété de la carte, et nosdroits à un dédommagement qui, d’après la fameuse déclara-tion des droits de l’homme, aurait dû être réglé préalable-ment, c’est-à-dire avant de s'emparer de notre propriété. J’ymettais aussi en avant les principales considérations quidevaient servir de hases aux indemnités que nous avions ledroit de réclamer (i) Je dois dire que je fus écouté avecattention et même avec des témoignages d intérêt. Le ministre,désirant être juste, nomma dans ses bureaux une commissionpour examiner nos prétentions, nos demandes, et parvenir àun réglement d’indemnités qui ne pouvait être traité qu’àl’amiable. Nous n’eùmes qu’à nous louer de l’honnêteté et dela justice de cette commission. Pour y répondre avec la loyautéet la franchise qu’elle méritait, j’ordonnai à Aï. Capitaine demettre sous ses yeux, sans réserve, la gestion entière de lacarte de la France , depuis le moment où la compagnie s’en
(i) Voici comme je m’exprimais dans le Mémoire : u A l’époque où la nationa trouvé bon de prendre possession de notre ouvrage, il était fini, tous les fraisétaient faits; nous n’avions plus qu’à moissonner, qu’à recueillir. Nous allions,sur le débit de l’ouvrage complet, recouvrer, non seulement les capitaux dus àchaque associé, mais encore le prix et le dédommagement de leurs avances et deleurs sacrifices. Considération importante qui doit être mise dans la balance del’équité, lorsqu’on voudra régler les indemnités dues aux actionnaires. Enfin , ilsera facile de restituer à chaque associé le capital qu’il avait mis dans cette entre-prise, de l’indemniser de la perle des intérêts pendant un si long intervalle detems : mais on ne pourra jamais dédommager la compagnie, et encore moins lesauteurs de la carte de France , de la privation d’une propriété qui leur étaitchère et d’autant plus précieuse qu’elle était pour eux un titre d’iiouneur , de gloireet de service rendu à la patrie, n
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