i4o EXÉCUTION
y« premier marché et ces engagemens convenus avec le ministreMÉMOIRE, de la guerre et arrêtes par lui en mon absence le 16 février179'). Ou va voir cpie pendant sept années entières je n’aidemandé autre chose (pie l’exécution de ce traité, quelquepeu avantageux qu’il bit, car, au fond, les 4^3,ooo livresque l’on nous donnait n’étaient qu’en assignats , et auiG février 1794 cela ne valait que 211,000 livres; mais il nefallait pas alors s’aviser de regarder les assignats comme unemauvaise monnaie. Cependant M. Capitaine osa représenterque leur valeur pouvant diminuer d’un jour à l’autre, il étaitde toute justice de payer sur l’heure les actionnaires qui pour-raient être en mesure de produire leurs titres et de toucher.Ou ne lui sut point mauvais gré de l’observation, onia trouvaraisonnable, et quatorze mandats furent aussitôt expédiéspour le paiement d’autant d’actions qui furent présentées ettrouvées en règle. O11 ne pouvait agir plus loyalement, etnous devons dire que c’était toujours ainsi que s’était com-porté le ministre de la guerre. Autorisé comme il l’était parun arrêté du Comité de salut public, qui exerçait alors lesfonctions et avait en main la puissance du pouvoir exécutif,il devait se croire en droit de faire un marché, de le conclure,et d’en ordonner l’exécution : mais les commissaires de latrésorerie pensèrent autrement ; ils s’imaginèrent de leur côtécpie leurs fonctions de payeurs leur donnaient aussi le droitd’examiner, de juger les motifs des ordonnances de paiementdu ministre et de les réformer. Ils refusèrent d’acquitter lesmandats, et sans aucune mission , s’établissant nouveauxjuges du traité à faire avec la compagnie de la carte de lab rance, ils déclarèrent qu’ils ne paieraient à chaque porteurd’action que sa mise de fonds. Une telle prétention de la partde subalternes qui cherchaient à outrepasser leurs attribu-tions, était moins extraordinaire à cette époque mémorable,