JUSTIFICATIVES.
dans la même forme, six années d'observations depuis 1777 jusqu’en1782 , et il se propose de continuer cette rédaction depuis l’établisse-ment de l’Observatoire en 1671 , ouvrage long et difficile, mais très-important pour l’astronomie (1).
Pour revenir aux observations de 1785, un second volume contientles calculs des observations avec tous les élémens qui y entrent :tems vrai, tems moyen, différence d’ascension droite et de déclinaisonpar rapport aux étoiles, longitudes, latitudes observées, et les mêmescalculées parles tables ; enfin l’aberration, la nutation, la distance etles positions d’étoiles qu’on a supposées. Cette forme de rédaction estextrêmement commode pour vérifier et employer ces observations àtoutes les recherches de l’astronomie (2).
On ne se borne point à faire les observations des planètes supé-rieures en opposition. On les observe dans tous les tems de l’annéeet à quelqu’hcure de la nuit qu’elles passent au méridien. U y a tou-jours deux observateurs qui veillent. Ainsi, à l’Observatoire de Paris ,comme dans les Observatoires fameux de Tyclio-Brahé et dllévélius,il n’y aura point de phénomène sans observateur et de nuit sansobservation; et lorsqu’un navigateur reviendra avec des observationsde longitude faites dans quelque position importante, on sera sûrd’avoir ici les lieux vrais de la lune, de connaître l’erreur des tables ,et de rectifier tous les calculs de longitude pour la perfection de lagéographie.
Un troisième cahier contient l’extrait des deux premiers. On y voitle tems vrai, le lieu observé, l’erreur des tables et la position supposéepour l’étoile. On y joint les observations météorologiques faites surle baromètre, le thermomètre et la déclinaison de l’aiguille aimantée,et les circonstances des saisons.
L’Académie ne peut voir sans une extrême satisfaction un travail aussicomplet et aussi utile , qui lui fera honneur en en faisant et à la France et au ministre qui nous procure cet avantage sollicité depuis long-
(1) C’était un supplément de l’ouvrage annoncé en 1774, qui ne devait com-prendre que depuis 1671 jusqu’à 1771.
(2) Elle n’avait jamais eu lieu dans aucun Observatoire.