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teins par ceux qui aiment l’astronomie. M. Cassini ne désire plus quede faire jouir les savans de ce long et pénible travail. Il serait à sou-haiter sans doute que l’histoire céleste fût imprimée en entier ; maisdu moins, en attendant, nous croyons que l’Académie, en faisantinsérer l’extrait dans le volume de ses Mémoires, où il occuperaenviron 3 o pages, peut demander qu’il en soit tiré dès à présent100 exemplaires séparés, pour être envoyés aux astronomes de toutel’Europe, afin qu’on jouisse plus promptement de ces observations etquelles deviennent par ce moyen plus utiles aux progrès de l’astro-nomie.
Fait à Paris , dans l’assemblée de l’Académie des Sciences, le39 mars 1786.
Signe j Lalande,'Messier.
N° VII.
Lettre à M. Ramsden.
Sur le rapport, Monsieur, que j’ai fait à M. le baron de Breteuil del’admiration que m’avaient inspirée vos ouvrages, ce ministre, à quiles arts, les sciences et l’astronomie sur-tout sont si redevables, m’atémoigné le désir d’avoir de votre main des instrumens pour l’Obser-vatoire royal de Paris . Vous jugez avec quel plaisir j’ai reçu de luila commission de vous écrire à ce sujet pour savoir si vous voulezvous engager à travailler pour nous.
Vous m’avez témoigné plus d’une fois votre estime pour la nationfrançaise. Vous savez que plus qu’aucune autre elle sait apprécierles talens et rendre hommage au mérite, dans quelque pays qu il soit.C’est la France qui a le plus contribué à la gloire de Newton et adévelopper sa théorie ; c’est elle qui a récemment donné le nom deM. llerschell à la planète qu’il a découverte; c’est elle qui vientd’appeler dans son sein et de conquérir le célèbre géomètre Lagrange;c’est à l’Observatoire royal de Paris qu’ont été laits de grands travauxet de belles découvertes en astronomie. Ne seriez-vous donc pasjaloux, Monsieur, de voir quelques-uns de vos ouvrages placés dans