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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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JUSTIFICATIVES. ^

entier dénuement ; non-seulement il ne fut plus question de faire fairede nouveaux instruirions, mais, faute de fonds affectés à rétablisse-ment, on neut pas de quoi entretenir les anciens. En 1765, Cassinide Tluiry demanda avec instance la permission de faire lavance des fondsnécessaires pour réparer lObservatoire, pour garnir les cabinets des ins-truirions convenables, enfin, pour retirer cet établissement de létatdabandon et de misère il se trouvait, et qui nétait pas moins pré-judiciable aux sciences que honteux pour la nation. On loua fort sonzèle, mais 011 11accepta pas scs offres (1); seulement, au bout dequelques années, pour le dédommager sans doute de tant de demandeset de sollicitations inutiles, 011 lui donna le titre de directeur-généralde lObservatoire, malheureusement il ny avait plus ni observa-teurs, ni instrumens à diriger. U11 traitement de mille écus (a) futaffecté à cette place; mais, pour ne point charger dans ce moment letrésor public, on convertit en appointemens une pension de 5 ooo liv.

(1) Comme une pareille assertion ne doit pas être avancée sans preuves,

voici la copie littérale de la lettre que M. de Marigny écrivit à ce sujet à M. Cas­ sini de Thury , et dont je puis produire loriginal. « Il est certain , Monsieur, quen je nai jamais eu besoin dêtre excité pour mintéresser à la conservation den lObservatoire. J ai souvent sollicité de vive voix et par écrit les fonds néces-» saires pour le rétablissement dun édifice qui a tant fait honneur à la France :n mais le malheur des circonstances a rendu jusquà présent mes démarchesm infructueuses. Cependant jose espérer quelles ne le seront pas long-lems,» puisque les suites de la guerre commencent à devenir moins sensibles. Je seraisn Irès-flatlé, Monsieur, de pouvoir contribuer en quelque chose au succès den vues aussi grandes , aussi nobles que les vôtres. La lecture de votre Mémoire» ma transporté de plaisir et dadmiration; jen suis si louché, que jattendrain avec impatience que le Roi daigne maccorder un travail pour que je puissen rendre compte à S. M. de la permission que vous demandez, non-seulement* de faire à vos dépens les réparations nécessaires pour la pratique des observa-it fions, mais de procurer à lObservatoire les instrumens les plus parfaits quiy aient été construits jusquà présent, et de les multiplier en assez grande quan-ti tité pour lusage de ceux qui se destinent à lastronomie. Après de pareillesn offres, Monsieur, il ne vous manquera plus aucun genre de gloire et dillus-it tration. etc. A Versailles , le 24 août 1765. a

(2) Il est réduit à 2700 livres net.