IQ2 PIÈCES
ensemble, ni suite dans les travaux. Je conçus dès-lors que dumoment où l’on voudrait entreprendre à l’Observatoire un courscomplet et non interrompu d’observations astronomiques et physiques,on n’y parviendrait jamais qu’en établissant des observateurs unique-ment consacrés à cet objet et soumis à un seul chef, chargé de leurtracer le plan général de leurs opérations, de les diriger dans l’exé-cution, de suivre leurs’travaux, d’en rassembler, rédiger et vérifierles résultats. C’est d’après ces réflexions et dans ces vues que je formaile projet d’établissement suivant que je vais actuellement développer,mais dont je n’ai voulu donner les détails et l’ensemble qu’après avoirrendu sensibles les circonstances qui l’ont fait naître et presquenécessité.
J’ai donc proposé et il a été accepté :
i°. D’établir et de faire suivre désormais à l’Observatoire un courscomplet d’observations astronomiques , sans aucune interruptionpendant toute l’année, de telle sorte que chaque fois que le ciel seraitbeau l’on fit toutes les observations qui pourraient avoir lieu, ne sebornant pas, comme on l’avait pratiqué jusqu’alors, à ne déterminer laposition des différentes planètes que dans certaines pairies de leursorbites, mais en les observant dans tous les points et toutes les foisquelles seraient visibles (i).
2°. De joindre à ce premier cours d’observations astronomiques uncours d’observations météorologiques et physiques, faites avec lesmeilleurs instrumens et par des observateurs qui toujours en exercicemarqueraient et tiendraient registre du matin au soir de l’état et desvariations de l’atmopshère , avec un détail que jusqu’ici aucun obser-vateur isolé n’avait pu rendre (2).
(1) Si cela eût eu lieu depuis 120 ans que l'Observatoire est fondé, quel pré-cieux trésor une aussi immense collection n’ofiiirait-elle pas à l’astronomie ! Ilnous resterait sans doute peu de choses à faire sur la théorie des planètes.
(2) Il y a une telle multiplicité de causes qui peuvent influer sur la constitutionde l’atmosphère et occasionner ses variations , que ce n’est qu’en faisant lesobservations météorologiques avec suite , avec assiduité et avec un détail presquemhiutieux, que l’on pourra peut-être enfin découvrir quelque jour certaines