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ceux qui paraîtront par la suite, en destinant à cet objet une somme fixeet annuelle (i).
Tels furent les principaux articles du projet que je présentai auCi-devant baron de Brcteuil en 1784 j et je dois le dire avec reconnais-sance , tels ils furent acceptés parce ministre , sans ces difficultés, sansces lenteurs et sans ces sollicitations d’après lesquelles une grâce plutôtarrachée qu’obtenue perd toujours la moitié de son prix. Au premierexposé , la grandeur du plan lui fit craindre une trop forte dépensepour son exécution; mais, lorsque je lui eus fait voir qu’un fonds annuelde 6000 livres serait suffisant pour ces établissemens, je ne fus paslong-tems sans recevoir la lettre d’acceptation que l’on trouvera ci-après, et qui fait le titre de la fondation du nouvel établissement telqu’il subsiste actuellement à l’Observatoire depuis huit années.
Au i er janvier 1785, je commençai, de concert avec mes nou-veaux coopérateurs (a) le cours d’observations astronomiques et
(1) Le fonds pour La bibliothèque est de 600 livres; il serait plus que suffisant^si la bibliothèque était formée et qu'il n’y eût à acquérir que les nouveauxOuvrages qui paraissent chaque année; mais 1 acquisition des anciens absorberaencore pendant bien des années ce modique revenu. La seule collection des Tran-sactions philosophiques a employé trois années de ces fonds.
(2) Des trois observateurs il y en a toujours deux de service, qui, présens dansles cabinets, à côté des instrumens , s y occupent tout le jour et une partie desnuits , quand il y a lieu, à observer le soleil, les planètes, les étoiles et autresphénomènes astronomiques, ainsi qu’à tenir registre à différentes heures de lahauteur du baromètre, du thermomètre , des variations de l’atmosphère , de cellesde l’aiguille aimantée, etc. Dans l’intervalle des observations, on rédige et oncalcule celles qui ont été faites pendant le coins du mots précédent— Les obser-vations sont d’abord consignées par celui qui les fait sur un registre original ouplumitif. Le troisième élève est chargé ensuite d’en faire le relevé et une copie aunet sur un autre registre, où se portent en même tems les premières réductionspréparatoires aux calculs. Le plumitif se dépose dans la bibliothèque de l’Observa-toire , et la copie au net est destinée à être remise dans la bibliothèque nationale.
Au commencement de chaque mois, le directeur partage et distribue entre lestrois élèves les calculs à faire des observations du mois précédent. Ces Messieurscalculent chacun de leur côté sur des registres particuliers ; mais réunissentensuite , sur un tableau général imprimé et disposé à cet ellet , tous les élémeus et