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n’a point encore produit tout le fruit dont il était susceptible, parceque malheureusement il na pas été aussi facile de faire construire etde se procurer de bons instrumens, que de trouver et de former desobservateurs zélés et adroits. De plus, aux difficultés d’exécution , sesont joints des événemens inattendus, des circonstances fâcheusesqui ont retardé l’efiét des dispositions favorables du Gouvernement, etdes bonnes mesures qui avaient été prises. Dès la première année del’établissement, le Roi avait eu la bonté de commander tous les grandsinstrumens qui avaient été jugés nécessaires pour procurer aux obser-vations la plus parfaite précision : mais S. M., en se décidant à faireainsi une première dépense considérable pour monter l’Observatoireavait désiré qu’elle tournât au profit et à l’encouragement des artistesfrançais , à qui elle m’avait expressément ordonné d’en confier l’exé-cution , malgré l’avantage qu’il y aurait eu peut-être à plusieurs égardsde s’adresser ailleurs. Cette intention grande et louable du monarquedonna l’idée de faire exécuter une partie de ces instrumens à l’Obser-vatoire même. Un vaste atelier fut donc disposé à cet effet , et l’on seproposa d’y établir toutes les machines et les principaux outils néces-saires à la construction des grands instrumens d’astronomie, et qui nese trouvent point dans les ateliers de nos artistes, vu la difficulté et lacherté de leur établissement. Une spacieuse fonderie fut en mêmetems bâtie et distribuée de la manière la plus commode pour des essaissur la fonte en cuivre et d’un seul jet des carcasses de quart de cercle^Rien ne fut épargné pour exciter , ranimer et seconder l’industrienationale, et pour mettre les artistes de la capitale dans le cas dedisputer aux Anglais la prééminence qu’ils conservent depuis si long-tems dans ce genre de travail, Tout promettait les plus heureuxsuccès , lorsque la perte du chef d’atelier vint, suspendre les travaux;et au moment de les reprendre on fut forcé de les abandonner entiè-rement à cause de la restauration de l'Observatoire, qui nécessita ladestruction entière de l’atelier; aucun artiste de la capitale ne se trouvant
toujours fait chaque année en même tems que l’extrait, et se dépose en manuscritdans la bibliothèque de l’Observatoire, tel qu’il devra être livré à l’impressionlorsqu’on l’en jugera digue.