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PIÈCES
recours au meilleur opticien pour faire l’objectif du quart de cercleque je lui aurai commandé, et j’aurai un instrument parfait auquel laréunion des opticiens et des fabricateurs d’instrumens n’aura nulle-ment nui.
D’ailleurs il est ici question de bien saisir l’esprit de ce projet, dontl’unique but est de donner un nouveau mouvement, un nouvel essorà un art peu encouragé jusqu’à présent parmi nous et cependantdigne de l'être, en lui procurant une liberté aussi grande que les vuespolitiques de l’administration voudront le permettre; en mettantl’artiste favorisé de la nature à portée d’essayer librement ses talens etson génie dans les diflérens genres; enfin, en terminant les petitesguerres intestines et scandaleuses que la jalousie, l’intérêt et quelque-fois même la seule envie de nuire allument entre des hommes utiles àla société, et qui réunis peuvent par leurs travaux et leurs succèsfaire honneur à leur patrie et augmenter son commerce.
C’est à quoi il serait facile de parvenir, §i l’on adoptait le projetd’édit suivant, etc.
( C’est à peu près celui qui a été adopté dans les lettres-patentesqu’on va rapporter. )
N° XII.
Lettres-patentes du Roi, portant établissement d’un corps d'ingé-. nieurs en instrumens d’optique, de physique et de mathématiques.
Données à Versailles , le 7 février 1787. Regislrées en Parlement
le ig mai 1787.
LOUIS, par la grâce de Dieu , Roi de France et de Navarre : A nosamés et féaux conseillers les gens tenant notre cour de Parlement àParis; Salut : Les professions d’ingénieurs en instrumens d’optique ,de physique et de mathématiques, tenant plus particulièrement auxsciences qu’aux arts mécaniques, et 11e pouvant néanmoins s’exercerdans toutes leurs parties , à cause des gênes que pourraient leuropposer les maîtres de plusieurs communautés rétablies par notre Editdu mois d’août 1776, nous avons cru qu’il était à propos de les enaffranchir, et que pour exciter par des distinctions honorables ceux