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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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2 4 o pièces

compensera jamais aux associés la privation dune propriété quileur était chère, et dont la France leur sera éternellement redevable.Cest ce qui porte à croire ( ajoutent-ils ) que la nation doit, danscette circonstance, se montrer plus que généreuse à leur égard,comme ils se sont montrés eux-mémes plus que confiuns envers lanation.

Les conclusions de ce rapport portèrent en conséquence :

i°. Que chaque action serait remboursée sur le pied de go6o livres;

2°. Que les dettes de la société seraient remboursées par le Gouver-nement ;

5 °. Que chaque souscripteur recevrait le complément des cartesquil avait le droit de réclamer;

4°. Que chaque actionnaire recevrait le complément de deux cartes,attribuées à chaque membre de la société;

5°. Que le citoyen Capitaine en recevrait particulièrement unexemplaire complet, pour lui faciliter le. moyen dachever latlas desdépartemens.

Le ministre de la guerre adopta ces propositions par sa décision du28 pluviôse an II ( 16 février 1794)-

Rien 11e devait, ce semble , sopposer à lexécution de cette décision,puisquelle portait davance lapprobation du Comité de salut public,qui avait établi le ministre de la guerre juge de cette allàire.

Malgré cette présomption fondée, la trésorerie rejeta lordonnancede paiement, sous le prétexte que le citoyen Capitaine, lun des asso-ciés , avait acquis plusieurs actions à un taux inférieur à lévaluationquen avait faite le ministre de la guerre.

Ce refus de paiement fut suivi dun décret de la Convention, sur lerapport du Comité des finances, portant que les acheteurs dactionsde la compagnie qui a fait lentreprise de la carte de France , neseront remboursés que des sommes quils auront déboursées pourachat de ces actions , avec lintérêt, dès le paiement quijs en ontfait, et quil leur sera délivré, pour tout bénéfice quils auraientpu prétendre, une carte par chaque actionnaire.

Cette décision consommait la ruine des actionnaires : mais il eûtété dangereux pour eux den solliciter la révocation dans un tçms