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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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JUSTIFICATIVES.

Des commissaires furent nommés par lui pour examiner les titres etles comptes de la compagnie; il résidte de leur examen, que le montantdes dépenses était, à i2Ô liv. près, égal à celui des recettes, et quechacune sélevait à la somme de 808,470 liv.

l)e 011 conclut que la balance de la recette avec la dépense donnaiten bénéfice tout ce que la vente des cartes pourrait produire à lavenir;mais on observa quil serait impossible de faire une juste estimationdune propriété de cette nature, dont le bénéfice n'est fondé quesur le produit éventuel de la vente des cartes.

Il fut donc reconnu que le seul moyen de procurer aux action-naires une juste indemnité, était de subroger le Gouvernement àleur lieu et place, tant pour le parachèvement du travail que pourlaccomplissement des engagemens pris avec les souscripteurs, etde rembourser ensuite aux associés le capital dès intérêts et desfonds quils avaient déboursés , en y ajoutant un dédommagementraisonnable de leurs peines et soins, ainsi que des chances quilsont courues, et de la perte du bénéfice de la vente quils étaient endroit despérer.

Ce principe posé , les commissaires établirent :

i°. Que le remboursement des actions de 2400 livres chacune for-mait la somme de 120,000 livres ;

2 0 . Que les intérêts de ces actions à 5 pour 100, pendant 27 ans,donnaient celle de 222,000 livres;

5°. Enfin que lindemnité, calculée sur le pied de 2 et demi pour100 du montant de chaque article, sélevait à 111,000 livres.

Ce qui formait un total de 455,000 livres.

Cette somme, répartie sur les actions, donnait pour chacune cellede 9060 livres.

On voit que lindemnité est bornée, dabord, au remboursementstrict du capijal et des intérêts de chaque action; en second lieu, àune bonification de 2 et demi pour 100, en sus des intérêts du capital :ce qui est le terme moyen entre le taux de lintérêt ordinaire et celuide lintérêt commercial.

Les commissaires conviennent que le dédommagement ne peutparaître que très-raisonnable, sur-tout si lon considère quil ne