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PIÈCES
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sans, qu’elle est plus civile que militaire, que l’exactitude est softmérite distinctif, mais que pour le reste elle n’est guère plus dange-reuse que toutes les autres cartes géographiques qui l’ont précédée ousuivie, et qui sont répandues par toute l’Europe, plus chez l’étrangerpeut-être que chez nous. Mais revenons à notre objet, et ajoutons quela carte générale de la France ne peut ni ne doit être traitée à lamanière des cartes particulières et des terriers. C’est une grande com-position dont chaque partie peut être prise à part pour être ensuiteplus étendue, pour se développer à volonté, et pour fournir le sujetd’un plus grand tableau dont notre ouvrage u’oflre que le canevas etles niasses principales.
2 °. Des corrections d’angles et de distances. Nous l’avouerons ,il est un objet de vérification plus important que tout autre, parcequ’il porte sur de fausses mesures qui ont été reconnues, et dontl’erreur heureusement n’a eu lieu que dans une très-petite étendue depays, et n’a influé que sur quelques planches seulement, ce qui néces-sitera de nouvelles mesures, de nouvelles opérations. Ce sera la partiela plus délicate de la vérification ; il est possible que l’origine del’erreur soit reconnue dès les premières opérations.
5°. Le complément des calculs. Une des meilleures idées que nousayons eues eu exécutant la carte de la France , et qui tient nu principed’exactitude géométrique qui est la base des travaux de cet ouvrage,a été de calculer et de publier avec chaque planche le tableau alpha-bétique des distances à la méridienne et à la perpendiculaire de tousles points de la carte, villes, bourgs et villages, tellement que qui-conque voudra construire une carte particulière sur une plus grandeou sur une plus petite échelle, en vue de plus grands détails, pour desobjets d’administration, de science ou d’autres recherches particulières,puisse établir sur-le-champ son canevas, le porter sur le papier ou surle cuivre, avec une précision bien plus grande que celle que l’onobtient par le calque ou parle pantographe; tellement enfin que siun incendie ou tout autre accident venait à détruire la carte deFrance , on put, les tables à la main, la rétablir sur de nouvellesplanches.