JUSTIFICATIVES.
par les cliangemens accidentels et les nouveautés qui ont eu lieu dausle cours des travaux et depuis la levée des cartes. Ce sont de nouveauxchemins, de nouveaux canaux, des changemens de direction, desconstructions, des reconstructions, des objets qui ont disparu ou quise sont élevés sur le sol de la République . Nous ne sommes nullementresponsables de pareilles omissions, mais il est facile de les réparer.
Rien de plus simple dans le régime actuel que cette révision. Elledoit être précédée d’une circulaire adressée à toutes les administra-tions de districts pour leur enjoindre d’envoyer, sous un délai de sixmois, la notice des remarques et observations sur les fautes et les omis-sions reconnues dans chaque canton où la carte doit être envoyée.Des vérificateurs, guidés par ces renseignemens, iraient ensuite avecbien plus de célérité reconnaître et confronter sur les lieux ces correc-tions. C’est ainsi qu’il serait possible , en une ou deux années, de fairecette révision générale, qui aurait l’avantage de constater le véritableétat de la France à la fin du dix-huitième siècle.
Mais qu’on se garde bien d étendre cette révision à des objets minu-tieux; qu’on se persuade que l’échelle de notre carte ne comporte pasune topographie détaillée et parfaite. Elle ne peut en ce genre pré-senter qu’une esquisse; prétendre au-delà, c’est vouloir éterniser lestravaux, c’est vouloir faire dépenser à la nation un argent trcs-inalplacé. Les villes, bourgs et villages, les grands chemins, les rivières,ruisseaux, canaux et étangs considérables, les forêts et les grandesmasses de bois ; voilà les vrais points à fixer dans notre carte. Mais lesmoulins, les châteaux, les parcs , et tout ce qui est susceptible de fré-quens changemens, peuvent y être omis à l’avenir. Quant aux vallées,coteaux et montagnes, il rtc faut prétendre qu’à en figurer lesmasses et les principales chaînes. D’où nous conclurons eu passantque plusieurs personnes avaient un peu trop exagéré le danger de lacarte de France , qui pouvait, selon elles, devenir très-funeste à l’Etaten donnant aux ennemis une trop parfaite connaissance de notrepays. Nous en appelons aux militaires : ils diront sans doute que lescampemens et les mouvemens des armées demanderaient de bienautres détails, et que notre carte est bien loin d’en donner de su/li-