VIE
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Adriatique. On avait proposé diverses manières de régler etde distribuer ces eaux : Aleotli, célèbre architecte, avaitproposé de les conduire toutes dans le Pô grande, au-dessusde Ferrare , ce qui aurait lait extrêmement tort aux Bolon-nais \ ainsi qu’un autre projet donné depuis par des ingé-nieurs ferrarais, qui 11e voulaient plus l'aire tomber les eauxdu Reno dans le Pô , mais qui voulaient les conduire dans lamer Adriatique .
C’est à l’occasion de ces différens que je fus nommé par leSénat pour accompagner le marquis Tanari, ambassadeurauprès de Sa Sainteté. Arrivés à Rome , nous eûmes à traiterles détails de cette affaire vis-à-vis la sacrée congrégation deseaux, formée de plusieurs cardinaux qui avaient été nomméspour juger cette affaire. Je composai plusieurs Mémoires que jeprésentai à ce tribunal et dont plusieurs furent imprimés. Lacongrégation crut n’avoir pas de meilleur parti à prendre cpiede remettre celte affaire à la décision du cardinal Boromeo,alors légat à Ravcnne, grand ami du cardinal ImperiaU, légatde Ferrare , à qui il était entièrement dévoué. Il fallut doncse rendre auprès du cardinal Boromeo pour entamer l’affaire.
Dans les conférences que nous tînmes à Ravenne chez lecardinal-légat, les Ferrarais demandèrent qu’on levât le planet qu’ou fit le nivellement des rivières qu’il s’agissait de régler,en commençant de la digue de Casalechio. On chargea decette opération ceux qui avaient été autrefois employés à fairela description des vallées de Comachio , et les députés deFerrare et de Cologne devaient se joindre à eux pour suivreet examiner leurs opérations. C’est d’après les mesures prisesdans cette description géographique, et combinées avec desobservations de hauteur du pôle que je faisais en mon parti-culier en différons lieux, que j’essayai d’abord d’établir unemesure de degré de la terre : mais comme les instrumens