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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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TROISIEME PARTIE.

ANECDOTES DE LA VIE DE J.-D. CASSIS! ,

Rapportées par lui-même (i).

Je suis le 8 juin de lannée i6a5, et non en i6a3, comme

le prétend labbé Giustiniani dans son ouvrage degli Scrittori

liguri ( Roma, 1667 , page 358 ). Ma patrie est Perinaldo ,appelée anciennement Podium Reinaldi, en français Pec-

Regnault. Ce lieu était autrefois dépendant de la Provence.

Mon père avait un frère aîné qui avait épousé la sœur dema mère. Cet oncle nayant point denfans me

comme son propre fds et voulait se charger de mon éducation :mais ma mère lui connaissant des sentimens différens des

siens , aima mieux me confier à un frère quelle avait. Jallaidonc demeurer chez cet oncle maternel, qui me donna un

(1) Nous avons pensé que cette vie de J.-D. Cassini, écrite par-lui-même,serait lue avec intérêt. Elle renferme une multitude de citations douvrages etde noms dun grand nombre de savans et de personnages marquans eu Italie versle milieu du dix-septième siècle. On y trouvera aussi plusieurs anecdotes relativesaux sciences , et à la considération dont jouissaient alors ceux qui sy distin-guaient. A la vérité , on nécoute souvent quavec défaveur un auteur qui parledeliii-tnême; mais lorsquon verra un savant modeste exposer avec simplicitéses travaux comme sil exposait ceux des autres , quand on lentendra donner àchaque instant des témoignages dune estime et dune amitié franches envers tousles savans ses contemporains avec qui il était intimement lié , orr ne pourrasempêcher de sintéresser à lui, et lon concevra sur-tout une grande idée delexcellent esprit qui régnait entre les savans de ces tems- ; esprit, au reste , quise perpétue encore aujourdhui parmi ceux- qui soccupent uniquement de larecherche des vérités. "Voilà sans doute les sentimens qui résulteront de la lecturede ces anecdotes que plusieurs personnes nous engageaient depuis long-lems àfaire imprimer, comme ne pouvant que faire honneur aux sciences et à ceux quiles cultivent.