372 ÉLOGE DE M. LE GENTIL.
jours, lui épargna au moins le spectacle des grands oragesqui allaient éclater, et de la destruction de l’Académie desSciences qui, certainement, aurait troublé cette paix et cebonheur dont il se vantait de jouir. Sa figure ne prévenaitpoint en sa laveur; mais, animée par la conversation, elleprenait une expression d’esprit et d’originalité qui plaisait.Dans ses voyages sur mer il avait contracté un peu de sauva-gerie et de brusquerie, mais sans rudesse; car dans l’intimitéil était gai, aimable et doux. Enfin, pour achever de lepeindre, nous dirons qu’il fut bon confrère, très-bon mari,et excellent père.
Sa place à l’Académie n’a point été remplie. En 1793, ilne fut plus question de nommer aux Académies , on s’occupade les supprimer.