HUILES.
HUILES
T.a graine étant concassée ou la porte au moulin àmeules verticales: cet appareil, représenté en élévationet en coupe parles fig. 1240 et 1211, se compose de 2meules verticales A, A, moulées sur un essieu communB,passant dans une entaille a, pratiquée dans l’arbre verti-cal C; disposition qui permet aux meules de monter oude descendre suivant la résistance qu’elles rencontrent.L’arbre C, porte un ramasseur J, que l’on élève ou que
premier la graine refoulée vers le centre, l’autre lagraine qui s’écarte vers la circonférence. Pendant toutela marche de l’opération le râcloir J a été soulevé. Lors-que ia graine est suffisamment écrasée on abaisse lerâcloir J, et on fait écouler la pâte par une ouvertureque l’on ferme ensuite au moyen de la vanne G. Onrelève le râcloir J, et on recharge l’appareil qui fonc-tionne comme précédemment.
wMmmm.
Kni
.7/fïïl¥il L \ tiV&lVftVP
!■'. - an*
*210
l’on abaisse au moyen du levier K, et deux râcloirs IIet I, destinés à ramener sous les meules la graine quis’en écarte : H, est en tôle, I, est en bois. Les deux meu-les A, A, tournent sur une meule dormante D, fixée surun massif de maçonnerie et percée a son centre d’untrou qui laisse passer la pièce p portant la crapaudîne cde l’arbre C; cette pièce p repose sur un pont O supportéparles vis e,e, qui servent à l’élever ou à l’abaisser sui-vant quel’on veut ounou, engrener l’arbre M ; la meule Dest entourée d’un rebord en bois F, encastré dans lameule et qui n’en laisse à nu que la partie sur laquelletournent les meules verticales. Enfin le mouvement estdonné à l’arbre C au moyen d’un engrenage conique L.
Les meules étant en mouvement, on jette, dans l’augecirculaire où elles se meuvent, une charge de grainesconcassées (de 60 à 80 kil. suivant la graine). L’ar-bre des meules pouvant se mouvoir dans l’entaille o,elles pourront monter ou descendre suivant l’obstaclequ’elles rencontreront, elles agiront alors par leur pro-pre poids, mais comme elles sont cylindriques et qu’ellestournent sur une surface plane, il s’ensuit que dans leurrotation qutour de l’arbre, elles doivent glisser : ainsidonc la graine se trouve écrasée par un poids très con-sidérable, et en outre elle se trouve froissée. Ce froissageproduit un mouvement de torsion qui la renvoie vers les*deux bords. Les râcloirs H et I servent a ramener, le
12H.
Les meules sont en granit: elles ont de 2"'* à 2 m ,50 dediamètre, sur 0“,40 à U*,45 d’épaisseur, leur vitesse estde 13 tours à la minute. Une paire de meules pèse de7 à 8,000 kil., et écrase par jour de 2,500 à 3,000 kil.de graine. Cette machine absorba une force de 4 che-vaux-vapeur.
Lorsque la graine est suffisamment broyée, elle formeune pâte dont l’huile est la partie liquide. Quelquefoison l’extrait de suite en soumettant la pâte à une pres-sion énergique, on obtient alors une huile vierge d’ungoût agréable, et plus propre à l’apprêt des aliments :mais le rendement est moindre et le travail plus long.
On obtient des résultats différents si la matière pâ-teuse a été préalablement chauffée dans des appareilsnommés chauffoirs . Cela se conçoit facilement, car leshuiles se trouvent mélangées soit avec de l’albumine,soit avec de la légumiue, qui en s’écoulant à froid, don-nent un liquide visqueux difficile à épurer. En faisantchauffer, tous ces inconvénients disparaissent, l'albu-mine est coagulée et l’huile devenant plus fluide s’écouleplus facilement:
Ce chauffage, il est vrai, altère un peu ld saveur deshuiles, mais cela n’a aucun inconvénient pour cellesqui sont destinées à l’éclairage et à la fabrication dessavons.
Les appareils que l’on emploie pour le chauffage de