HUILES.
HUILES.
la gniue sont des vases en fonte ou en cuivre, chauffésà feu nu ou à la vapeur. Le chauffage à feu nu a icitous les inconvénients qu'il présente lorsqu'il s’appliqueà des substances altérables par une température peu éle-vée; au moyen d’un agitateur on peut, il est vrai, di-minuer les chances d’altération : en Allemagne on re-médie en partie aux inconvénients que présente lechauffage à feu nu en chauffant la graine au bain marie;mais dans les huileries bien montées et qui ont la vapeurpour moteur, il vaut mieux employer le chauffage à lavapeur ; de cette manière on n’a qu’un seul foyer à sur-veiller, celui du générateur, tandis qu’à feu nu chaquecbauffoir a un foyer. La fig. -4212 montre la coupe
transversale d’un cbauffoir à vapeur. L’appareil ported’un côté sur le massif a et de l’autre sur le châssis b ;c, est une bassine en fonte dont le fond est convexe, etporte à son centre une crapaudine, dans laquelle s'en-gage le pivot de l’agitateur G (fi-gures 4213 et 4214) ; d, enveloppede la bassine c pour la circulationde la vapeur. La bassine et son en-veloppe sont fondues d’une seulepièce et fixées sur la plaque T aumoyen de boulons. La vapeur estadmise dans la double enveloppepar le tuyau h, et l’eau de conden-sation s’écoule par le tuyau ».
Quand la graine a atteint unetempérature de 50 à 55° C, l’ouvrier retirela double porte f (fig" 4215), et reçoit la pâte «dans des sacs disposés, pour la recevoir,au-dessous de l’ouverture g. &ïÉa
Lorsque le sac est rempli, il le pose sur §f ÿ g||une étreindelle de crin doublée en cuir, puis P-r^ 1il y répartit la graine le plus uniforme- 4215ment possible afin de lui donner une épais-seur égale d’un bout à l’autre; car si la couche étaitplus épaisse dans un endroit que dans un autre, la pres-sion se répartirait inégalement, l’huile resterait dans lesparties les plus faibles, et dans les parties épaisses lesac serait coupé. Quand l’ouvrier a bien disposé son sacil l’enveloppe dans l’étreindelle et le porte dans l’appa-reil destiné à extraire l'huile.
Plusieurs systèmes de presses ont été employés; cesont les presses à vis , les presses à coins et les presses hy-drauliques. Toutes ces presses doivent donner une pres-sion énergique dan* le moins de temps possible, sinonle tourteau, formant éponge, rctieut l’huile.
Les presses à vis ne donnent généralement qu’un ef-fet peu considérable et ne peuvent être employées quedans les petites huileries.
Le3 presses à coins sont le plus généralement employées, surtout dans les moulins à vent du Nord, maisces machines produisent un bruit insupportable, ce quirend impossible leur établissement dans les villes.
Du reste ccs appareils sont simples et économiques àétablir, ils fonctionnent avec une grande régularité etdonnent de bons résultats.
Une bonne presse à coins de Maudslay presse deuxtourteaux à la fois et produit sur chacun d’eux un effort
de 50 à 75,000 kil.
Mais dans un établissement bien monté et à la porté.*des mécaniciens on doit employer les presses hydrauliques.
Les presses hydrauliques verticales sont avantageuses, car elles produisent une pression considérablemais elles le sont moins que les presses hydrauliqueshorizontales qui tout en produisant une pression éner-gique rendent la manœuvre plus facile.
Récemment on a employé, pour la seconde pression,des presses hydrauliques horizontales à double paroichauffées par la vapeur. Quelques-unes de ces pressessont doubles, de sorte que quand un plateau serre l’au-tre desserre.
La première pression opérée on retire le tourteau dusac qui l’enveloppait, on le casse grossièrement, et on lefait passer de nouveau sous les pilons ou sous le moulinà meules verticales ; ce second écrasage s’appelle le re-bat . Lorsque la pâte est suffisamment rebattue on élevede nouveau la température dans les chauffoirs; on lareçoit ensuite daus des sacs et on la soumet à une se-conde pression
L’huile qui en provient est moins pure que la pre-mière, et en est généralement séparée; les tourteauxqu’on retire sont durs, «ecs, solides et ont environ4 centim. 4/2 d’épaisseur.
Epuration des huiles. En sortant des presses, les hui-les entraînent du mucilage et d’autres matières étran-gères; un repos prolongé les clarifie en partie en lais-sant déposer les matières en suspension ; mais ce reposne suffit pas, il reste toujours des matières étrangèresqui, mêlées à l’huile, la rendent impropre à bien des usa-ges. Ces matières ne peuvent être enlevées que par unmoyen chimique; c’est ce qui constitue V épuration deshuiles.
L’épuration des huiles consiste à les battre avec del’acide sulfurique à 66 u , à les agiter avec de l’eau, à leslaisser reposer quelques jours, à les décanter et à lesfiltrer.
On emploie 2 centièmes du poids de l’huile en acidesulfurique. Souvent même on n’emploie que 0,5 p. 400d’acide, si on chauffe les huiles à 60 ou 70° C. L’huilechauffée se travaille mieux.
Dans la plupart des fabriques le battage de l’huile sefait avec un tou/o'r formé d’un plateau cylindrique enbois de chêne de 45 centim. dè diamètre fixé à un man-che de 4“,50. Un ouvrier verse l’acide, l’autre bat lemélange avec son bouloir. Dans d’autres fabriques on aemployé un agitateur mécanique composé d’un axe ver-tical armé de palettes inclinées, pour former des cou-rants de bas en haut, mais dans ces appareils l’huileprend un mouvement horizontal qui fait que ce battageest moins bon que celui opéré à la main.
MM. Grouvelle et Jaunez ont construit un appareilqui donne de bons résultats (fig. 4216).
En voici la description : A, bac à fond cylindrique,doublé en plomb, pouvant contenir de 7 à 8 hectolitresd’huile jusqu’aux 2/3 de sa hauteur totale. An fond doce bac est ajusté sur de petits coussinets en cuivre B,tenus par des vis et soudés au plomb, un agitateur horizontal C formé d’nn arbre D, avec des tourillons et despattes en cuivre (car le fer seraitattaqné parTacide sul-furique), armé de quatre palettes en bois E, E, formées, de planches espacées F, F, pour briser les courants de