HUILES.
HUILES.
l’huile. La hauteur de cet agitateur ne doit pas excéderla moitié de celle du bac, afin que, dans tous les cas,il v>it constamment recouvert de liquide : car, s’il ledépassait en partie, son mouvement enlèverait unemasse d’huile qu'il projetterait en dehors. Noyé au con-traire dans l’huile, quand on lui donne une vitesse de4 o à 20 tours par minute, il y produit des bouillonne-ments très rapides qui ramènent sans cesse l’huile debas en haut ; la mêlent et l’agitent en tous sens; le bat-tage est si parfait qu’en 25 minutes un enfant peut l’o-pérer complètement. L’agitateur C est mis en mouve-
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ment au moyen des poulies G et K et de la chaîne sansfin I.
. On verse lentement l'acide dans l’huile en faisantmanœuvrer l’agitateur, on bat ensuite jusqu’à ce quele mélange ait une teinte verte. On laisse reposer envi-ron 21 heures, temps pendant lequel l’acide s’emparede toutes les matières étrangères. On ajoute ensuite unvolume d’eau pure, à 45 ou 55° C, égal au 2/3 de celuide l’huile, et on agite de nouveau jusqu’à ce que le mé-lange ait une apparence laiteuse. Si on a une machineà vapeur on bien des cliauffüirs à la vapeur, on pourraemployer l'eau de condensation pour cette opération ;dans le cas contraire, on a une chaudière qui peut con-tenir de 40 à 50 litres et qu’on chauffe au moyen dnfourneau de l’établissement. Lorsque le mélange estassez battu on le laisse reposer pendant deux ou troissemaines ; l’huile s’éclaircit, et un dépôt noirâtre seforme au fond du tonneau. On décante l’huile surna-geante au moyen d’un robinet, et on la reçoit d;ms descuves dont le fond est percé de trous garnis de mèchesde coton'.
On pourrait remplacer les mèches, de coton par plu-sieurs dispositions de filtres. Quelquefois on emploieune couche de tourteaux d’œillette en poudre, ou des 1 itsalternatifs de paille et de charbon. M. Grouvellc a em-ployé avec avantage une couche de mousse recouverted’unlitdetourteau. M. Dubrunfaut s’est servi d'un liltre,dont la matière en couches plus ou moins épaisses étaitmaintenue entre deux treillages en bois. Enfin on aessayé d’employer des pompe-s, mais elles s’engorgentrapidement. Les huiles épurées par ce procédé perdentde 2 à 5 p. 10U de leur poids.
Le procédé d’épuration que nous venons de décrireest long: de plus, l’huile ainsi épurée retient une forteproportion d’eau, on remédie à ces inconvénients ensuturant l’acidc par du carbonate de chaux.
On ajoute les 2 p. 100 d’acide sulfurique, commenous l’avons dit ; puis, quand le dépôt s’opère, on ajoutede la craie ; le papier de Tournesol indique quand lasaturation est complète ; on laisse reposer quelquesheures et <>n soutire l’huile dans les filtres. v
Au lieu de terminer par une tiltration on peut em-ployer le procédé suivant indiqué par M. Dubrunfautet qui donne de bons lésultats.
Dans une futaille de 6 hectolitres, on verse 50 kil.de tourteaux de graine, on bat le mélange ut on laissedéposer; après 8 ou 9 jours on soutire 4 hectolitresd’huile parfaitement claire,qu’on remplace par une égalequantité d’huile trouble; 3 joursaprès on retire 4 hectolitres eton continue ainsi jusqu’à ceque les 50 kil. de’ tourteauxne clarifient plus. Ces 50 kil.de tourteau peuvent clarifier201) hectolitres d huile.
Une fois épurées les huilesde graines peuvent être livréesà la consommation ; lorsqu’onne peut les débiter de suite,^onles conserve dans de vastes ci-ternes en briques bien cimentées.
L’huile bien épurée doit brû-ler sans noircir ni charbonnerla mèche, ni la couvrir de champignons; elle doit être limpideet n’avoir rien perdu de sa vis-cosité. On reconnaît qu’unehuile n’a pas été épurée en yversant de l’acide sulfurique,il s’y forme aussitôt un dépôtnoir; dans le cas contraire, le
dépôt est blanc.
Emploi des résidus. Les résidus d huilerie sont : i" lestourteaux ; 2° les fèces épaisses et brunes qui Se trou-vent entre l’huile claire et l’eau acidulée; 3° les eaux
acides provenant de l’opération.
Les tourteaux servent à la nourriture des bestiaux,on les emploie aussi comme engrais; dans ces dernierstemps, M. Payen a proposé de les employer pour déna-turer la sel qui doit servir à la nourriture d«*s bestiaux,espérant par ce moyen éviter toute fraude préjudiciableau trésor public.
Dans le nord de la France les fices sont vendues auxsavonniers pour en faire du savon mou, on peut aussiles employer pour préparer du gaz d’éclairage, enfindans quelques fabriques on leur fait subir un traitementspécial pour en retirer l’huile qui s’y trouve.
Les eaux acides servent pour décaper la tôle ; la gly-cérine qui s’y trouve fait que l’acide sulfurique dissoutl’oxyde de fer sans attaquer le fer.
extraction de i/iiuiee d’olives. Les olives à leurmaturité sont réduites en pâte au moyen d’un moulincomposé d’une seule meule verticale ; au sortir du mou-lin, ia pâte est mise dans des cabas ou *rou/in« et portéesous un pressoir, l’huile que l’on obtient est une huilerierge recherchée pour la préparation des aliments.Après cette première pression la pâte contient encoreune forte proportion d’huile, on dépresse, on enlève lescabas, on les ouvre et on verse dans chacun une mesured’eau bouillante ; on replace les cabas sous le pressoirque l’on fait fonctionner une seconde fois.
Les tourteaux qui sortent de la deuxième pressioncontiennent encore une si forte proportion d’huile qu onles traite dans des ateliers spéciaux appelés recenses , laon sépare les noyaux, on recueille les pellicules, on leschauffe et on les presse ensuite.
Quand l’huile est extraite par la première pression
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