HYDRAULIQUE.
une espèce de tambouravant la figure d’un cônerenversé et qui tourne dansune cuve de maçonneriefaite exprès. Les aubes sontappliquées obliquement surla surface du tambour oùelles forment des portionsde spirale. Ces aubes ainsidisposées obligent la roue àtourner avec une extrêmevitesse.
11 vaudrait mieux entourer les aubes «le cette roued’une enveloppe concentrique à la surface du noyau,on aurait alors une véritable danaïde.
Généralement les danaïdes consistent en une cuve àcloisons intérieures, ordinairement planes et verticales,contre lesquelles arrive l’eau sous une. faible inclinai-son et tangeutiellement à lu surface intérieure de lacuve. M. Manoury d’Ectot parait en être l’inventeur;mais sa machine n’a jamais été exécutée en grand. 11n’en est pas de même de la danaïde de M. Burdin (voirAnnales des Mines de 1836). Enfin, M. Combes, enreprenant cette question dans le mémoire déjà cité surles roues à réaction, a établi les relations entre les di-mensions qu’il convenait de leur donner pour obtenir lemaximum d’effet utile
Houes à réaction. Quoique la plupart des turbines etautres roues soient de véritables roues à réaction, nousne donnerons ce nom qu’aux machines entièrementmobiles, dans lesquelles l'eau qui y est contenue et quien sort avec un certain effort dû à la hauteur de chute,réagit sur les parties de la machine opposées aux ori-fices de sortie , en y exerçant un effort égal ou pré-cédent et de sens contraire, par suite duquel ellecontraint ces parties au recul, et donne ainsi lieu aumouvement de rotation. Parmi ces machines, nous neciterons que celle deSegner, modifiée d’abord par Euler ,puis par M. Manoury d’Ectot, ainsi qu’on le voit(tig. 1232). Elle sc compose de deux tubes ou plus,renflés dans le mi-lieu, qui sont cour-bés en (fi , et quisont as-emblés etmaintenus par desbarres de fer. L’eaumotrice leur estamenée par un grostuyau vertical, quise recourbe horizon-talement en B,passe sous le volant, se relève ver-ticalement, et vient aboutir au centre commun C. 11paraîtrait, d’après les essais faits à la pompe à feu deChaillot , où M. Lcfort a établi une roue de ce genre,qu il suffît d’une simple garniture en étoupes pour te-nir étanche Injonction de la partie immobile, le tuyauB, avec la partie mobile, le volant.
IV. MACHINES A ÉLEVER L’EAU.
Nous ne parlerons ici que des plus usitées.
pompes. Voyez ce mot.
vis d’arciijmède. Si sur la surface d’un cylindreen bois ou trace une hélice à plusieurs circonvolutionsou spires , et que, dans une rainure entaillée suivantcette courbe on implante de petites planches jointivesde même hauteur, et si ensuite on revêt le tout d’uneenveloppe cylindrique en douves, on aura une rw d'Ar-chimède . L’enveloppe est dite canon, les planches for-mant le fliet de vis sont les marches , et le cylindreplein, le noyau; l’espace compris entre le canon, lesmarches et le noyau, forme un canal hélicoïde.
HYDRAULIQUE.
Dans les vis ordinaires, on a sur le même noyau 3 filets équidistants et par conséquent 3 canaux. Le dia-mètre intérieur du canon varie de O 1 ",33 à 0 n, .C6; celuidu noyau en est le tiers ; et la longueur de la vis est de12 à 18 fois le diamètre, selon qu’il est plus ou moinsfort. L’angle d’inclinaison de l’hélice sur l’axe est or-dinairement de 55 à 60".
1233.
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La simplicité de la vis, le peu d’espace qu’elle oc-cupe, la facilité avec laquelle on la transporte et onl’établit, celle avec laquelle on peut en installer plu-sieurs presque sur le même point, la fout généralementemployer à l'épuisement des eaux dans les endr«>its oùl'on veut poser à sec les fondations de constructionshydrauliques, piles de ponts, radiers d’écluse, etc.
On emploie encore aux épuisements des vis dénuéesde canon, consistant simplement en un noyau sur lequelsont ies filets hélicoïdes. Ou les établit sur un canaldemi-cylindrique en bois ou en maçonnerie et ayantune inclinaison convenable, en ne laissant que le moinsde jeu possible. Ces machines appelées oi* hydrauliquesou vis hollandaises, sont très usitées en Hollande, oùelles sont souvent roues par des moulins à vent. 11 estnécessaire de leur donner une assez grande vitesse pourdiminuer les pertes d’eau entre les filets hélicoïdes etl’enveloppe fixe. Elles ont l’avantage d’être indépen-dantes, dans leur produit, de la hauteur de l’eau duréservoir comparativement à leur extrémité, et sanschanger de place, elles épuisent un réservoir dont le ni-veau baisse graduellement.
noria La noria est une machine très employée dansJe midi de la France et qui produit environ 0,65 d’effetutile. Elle consiste en une cbaiue double sans fin arti-culée, portant une série de seaux équidistants, et quipasse sur un tambour ou lanterne polygonale, établi au-dessus du réservoir d’où l’on veut tirer l’eau. L’extré-mité inférieure de la chaîne, ainsi que les seaux qu’elleporte, plongent dans cette eau. Leur ouverture est tour-née vers le haut, sur la branche ascendante, et vers lebas sur l’autre branche. La chaîne et les seaux sontmis en mouvement au moyen d’une manivelle ou d’unengrenage placé sur l’axe de la lanterne. Les seaux, enpassant dans le puisard, s’y remplissent d’eau, puis, ar-rivés en haut, ils s’inclinent en passant sur le tambouret versent l’eau qu’ils contiennent dans une auge oubassin inférieur destiné à la recevoir.
chapelet. Voyez ce mot.
roue a godet. Cette roue consiste en deux couron-nes circulaires, entre lesquelles on place et on suspend,à l’aide de traverses horizontales, des seaux ou godetsqui puisent l’eau au bas de la roue et l’élèvent jusqu’ausommet de celle-ci, ou ils basculent au moyen de mé-canismes simples, et versent leur eau dans une auge oubâche destinée à la recevoir. On met la roue à godets enmouvement au moyen d’une roue à aubes ordinairementmontée sur le même arbre.
1232.