HYDROCARBURES.
HYDROCARBURES.
Roue a tympan. Le tympan deVitruve consiste endeux plateaux circulaires réunis par une enveloppe cy-lindrique à laquelle ils servent de base. L’intérieur estdivisé par des cloisons planes passant par l’axe en 8compartiments au plus. La surface cylindrique est per-cée, près des cloisons, d’une ouverture pour chacun descompartiments. L’arbre de rotation est très gros etporte autant d’entailles ou cannelures qu’il y a de com-partiments. Lorsque cette machine est convenablementétablie sur l’eau à puiser, et qu’on la met en mouvement,chaque ouverture, en passant sous le niveau de l’eau,en puise une oertaine quantité, qui entre dans le com-partiment, et va sortir par l'entaille correspondante del’essieu. (Voyez agriculture.)
Dans le tympan qui porte son nom, Lafuye imaginade courber les cloisons suivant des dévéloppées du cer-cle de Taxe et de supprimer l’enveloppe convexe.
Les tympans sont peu employés parce qu’ils occu-pent beaucoup de place et n’élèvent l’eau qu’à une fai-ble hauteur.
AÉROMKTUIE.
Cette partie de l'hydraulique, qui traite des fluides élas-tiques ou gaz et vapeurs, sera examinée en parlant desmachines soufflantes et dans les articles mou-lins A VENT et VAPEUR. P. DEBETTE.
acide HYDKIODIQUE. Se prépare en décompo-sant l’iodure de phosphore par l’eau, ou l’hydrogèuesulfuré par l’iode. N’est pas employé dans les arts.
acide HYDRO-BROMIQUE. S’obtient par la dé-composition du bromure de phosphore par l’eau. Sa pré-paration exige beaucoup de précautions. Il n’a du resteaucun emploi.
HYDROCARBURES LIQUIDES (fabricationdes). La fabrication des hydrocarbures liquides des-tinés à l’éclairage, et sur l'emploi desquels uous noussommes étendus (voir l’article éclairage) est touterécente, elle date à peine de quelques années. Aussitous les jours les procédés et les méthodes dont ellefait usage s’améliorent, et c'est tout au plus si lesfabricants eux-mêmes ont pu en bien apprécier la por-tée; de plus, loin de vouloir faire connaître au publicles perfectionnements qu’ils ont apportés dans leur tra-vail, quelques-uns prennent un soin extrême à les te-nir aussi secrets que possible. Nous ne leur en faisonspas un crime, pas même un reproche, car avec la loiqui régit les brevets, le parti le plus avantageux peut-être pour un iuventeur est de cacher son invention au-tant qu’il le peut. Ces circonstances réunies rendrontnotre tache diiKcile et nous empêcheront de donner surles prix de rewent des chiffres réels et positifs.
Les propriétés des hydrocarbures liquides destinés àl’éclairage, car c'est d’eux seuls que nous voulons parler,sont à peu près les mêmes que les propriétés des huilesessentielles tirées des végétaux. C’est qu’à vrai dire, leshuiles essentielles extraites des schistes bitumineux et dela houille, directement ou indirectement, ont aussi uneorigine végétale; seulement les conditions de nature,d’existence des végétaux qui ont pu leur donner nais-sance, étaient toutes différentes des conditions où viventles végétaux d’aujourd’hui ; nous n’allons donc pas énu-mérer ces propriétés.
Deux espèces de matières premières ont été employéesjusqu’il présent pour fabriquer ou plutôt pour en extraireles hydrocarbures liquides. 1°La bouille soit en nature,soit à l’état de goudron provenant des usines à gaz ;2' les schistes bitumineux. Nous ne parlons pas de latérébenthine, car l’essence qu’on en extrait et dont lafabrication e*t d’ailleurs connue depuis longtemps nepeut rivaliser ni avec les huiles de houille ni avecles huiles de schistes, sinon pour le prix actuel, du moinspour celui auquel on espère pouvoir les livrer. Du reste,Lsiuventeursdes nouveaux systèmes d’éclairage avouent
qu’ils renonceraient à tout espoir d’un éclairage éeonoinique s’ils étaient réduits à l’essence de térébenthine.
Parlons d'abord de l’extraction des hydrocarbures dola houille et de son dérivé le goudron.
Voici, à peu près, le procédé suivi jusqu’à présentpour l’extraction des huiles essentielles, ou hydrocarbu-res liquides, du goudron de gaz.
L’appareil distillatoire se compose d’une chnudièrqen tôle chauffée inférieurement et latéralement, uumoyen de carneaux montant jusqu’au niveau le plus basdu liquide. Dans sa partie supérieure, ordinairementdisposée en dôme, cette chaudière est entourée de sub-stances très peu conductrices du calorique pour empêcher que l’air, en venant refroidir les parois supérieu-res, ne produise la condensation des vapeurs dont lachaleur spécifique est très faible. Un tuyau partant del’extrémité du dôtne conduit dans un serpentiu entouréd’eau froide les vapeurs, qui, entièrement condensées àsa sortie, sont revues dans des vases disposés ad hor.Avant de se rendre dans la cheminée, les produits de lacombustion vont chauffer une chaudière, avec un cou-vercle mobile, placée en contre-haut de la chaudièredistillatoire, de manière à pouvoir l'alimenter de soncontenu. Cette chaudière accessoire reçoit le goudronfroid, pour que d’abord sa température s’élève uu moyendelà chaleur perdue, et, surtout, ensuite pour qu'enchauffant, l’eau ammoniacale, qu’il retient toujours en-globée dans sa masse en plus ou moins grande quantité,puisse se séparer. Cette séparation s’explique très bienparla fluidité qu’acquiert le goudron chauffé; l’eau, envertu de sa légèreté, monte alors facilement à la surfacedu goudron où elle s’évapore sinon en totalité, du moii:sen partie. Si l’évaporation n’est pas complète, la couched’eau surnageant ne s’introduit pas dans la chaudièredistillatoire avec le goudron, et, au bout d'un certainnombre d’opérations, cette couche est assez épaisse pourêtre enlevée d'une manière quelconque. Cette dispo.-i-tion n’est pas indiquée dans la fig. 1234, qui repré-sente au conti aire une disposition dont je pane* ai toutà l’heure.
Si l’eau interposée dans le goudron était introduiteavec lui dans la chaudière distillatoire, chauffée rapi-dement, elle tendrait à se réduire en vapeur au sein dela masse et y occasionnerait un boursouflement assezconsidérable pour faire sortir le mélange delà chaudièremalgré une capacité double du volume du goudron.
On doit se garder de faire dans la conduitede la clmudière au serpentin une soudure à l’étain, car la hautetempérature des dernières vapeurs distillées la feraitinfailliblement fondre.
La chaudière distillatoire porte une vidange à sou-pape ou à robinet, pour laisser écouler le résidu de 1 o-pération. Si dans l’atelier où s'opère cette distillation ilse trouve du feu ou même une lumière, il faut laisser re -froidir le brai dans la chaudière jusqu’à 180 degrés a' antde le tirer, car les huiles essentielles restant dans cebrai, iraient infailliblement s’allumer, et formant avecl’air un mélange détonnant, occasionneraient à la loisincendie et explosion.
Les vapeurs qui s’échappent pendant la distillationont des densités différentes suivant les divers instantsde l’opération. Les premières huiles essentielles que l’onrecueille mélangées avec de l’eau, marquent de 28 jus-qu’à 35 degrés à l’aréomètre quand on distille la crèmedes goudrons. Peu à peu cette légèreté spécitique di-minue, et les dernières huiles obtenues sont plus densesque l’eau, si on chasse par la chaleur25 p. 100 dugoudron employé. C’est ce qui a lieu quand on veut obte-nir spécialement du brai-gras, matière première desbitumes et asphaltes artificiels.
Avant qu’on eût songé à l’emploi des hydrocarburesliquides pour l’éclairage, et surtout au moment de lafièvre de spéculation bituminière, il y a une dizaine d’un-