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IMPRIMERIE.

INCENDIE.

dans les rainures des deux montants de la presse,renfermant les boites dans lesquelles tournent les tou-rillous, donneront une pression plus ou moins consi-dérable sur la table. Plaçant donc sur celle-ci la planchegravée après Ravoir encrée, plaçant dessus le papier

1307.

humecté, et par-dessus plusieurs langes pour donnerdu foulage, l’impression s’obtiendra en faisant passerle tout entre les rouleaux, au moyen des bras de lacroisée assemblée à l'extrémité du rouleau supérieur.

1308.

La fig. 1308 représente la disposition employée pourfaire mouvoir les rouleaux sous une pression beaucoupplus forte à l’aide d’un engrenage. Ce genre de presseest dite presse mécanique.

INCENDIE. Les feux les plus communs sont ceuxqui ont lieu dans les tuyaux de cheminées, où il s’estformé une accumulation de suie par suite d’un ramo-nage trop peu fréquemment répété.

Lorsque le feu se manifeste dans une cheminée, sielle est munie inférieurement d’une trappe, on baisseimmédiatement celle-ci pour intercepter la communi-cation de l’air, ce qui suffit souvent pour arrêter l’in-cendie. S’il n’y a pas de trappe, on retire du foyer lefeu qui s’y trouve, et on ferme aussi bien que possiblel’ouverture de la cheminée avec un drap mouillé. Quel-quefois , au lieu d’enlever le feu, on l’étale dans le

foyer, on jette dessus une certaine quantité de soufre,en fermant aussitôt après la partie antérieure de lacheminée. Le soufre brûle en absorbant de l’oxygèneet formant de l’acide sulfureux, qui éteint le corps encombustion.

Quand l’incendie est très intense, et qu’il est urgentde détacher toute la suie enflammée, on place un drapmouillé sur l’ouverture de la cheminée, de maniéréqu'il pende tout autour ; on l’assujettit sur la tabletteavec des corps pesants ; et le saisissant au milieu avecla main, on l’enfonce profondément, et on le retireavec vivacité. On produit ainsi une aspiration qui faittomber une grande quantité de matières en combustion,que l’on éteint avec de l’eau, et qu’on retire du foyer,et l’on recommence la même manœuvre autant de foisqu’il est nécessaire.

Lorsqu’il est nécessaire de faire parvenir de l’eausur des parties élevées d’uu édifice, ou d’inonder desmurs, etc., pour éviter que l’incendie ne s’y développe,on se sert de pompes dites à incendie , qui doivent êtresimples, d’une manœuvre et d’un transport facile, et àjet continu, ce que l’on obtient facilement au moyend’un réservoir à air comprimé.

Lorsqu’un puits, une borne-fontaine, ou tout antreréservoir d’eau est voisin, on alimente la pompe, en yadaptant un tuyau qui plonge jusqu’au dessous duniveau de L’eau. Dans le cas contraire, on apportel’eau, en faisant la chaîne, dans des seaux en osierdoublés en cuir ou en toile goudronnée, ou fait avec untissu de corde de chaux re très serré, et ou la verse dansla bâche d’alimentation.

L’eau doit pouvoir être lancée dans toutes les direc-tions, et conduite sur tous les points où son action de-vient nécessaire. On y parvient, en adaptant à lapompe des boyaux de 5 à 6 centimètres de diamètre, etd’une longueur convenable : ces boyaux se font ordi-nairement en cuir cousu avec du fil de cuivre. Onles forme de bouts munis à l’une de leurs extrémitésd’un pas de vis extérieur, et à l’autre d’une douille àvis, qui s’ajustent facilement et avec rapidité, Enfin, àl’extrémité des boyaux, on adapte un ajustage conique,par le moyen duquel on dirige l’eau sur tous les pointsnécessaires avec une force de 4 atmosphères environ.

Nous terminerons cet article, en disant un mot desmoyens de sauvetage employés à Paris : ce sont d’aborddes échelles en frêne de 4 mètres de longueur, à douzeéchelons, se repliant par moitié pour le transport, etportant à leur partie supérieure un demi-cercle en fer,qui puisse embrasser la tablette des fenêtres et s’vfixer solidement. Quand il s’agit de porter secours ùdes individus placés à la partie supérieure d’un édifice,ou d’en enlever des objets quelconques, le sapeur-pompier fixe son échelle sur la pierre d’appui de lafenêtre du premier-étage, en brisant la vitre au moyende l’arc en fer, si la croisée n’est pas ouverte, et s’ensert pour s’élever à cette hauteur; il arrive succes-sivement de la même manière jusqu’aux étages su-périeurs. Arrivé au point où doit avoir lieu le sau-vetage, il y élève l’appareil de sauvetage proprementdit, qui se compose d’un sac en forte toile de 16 mètresde longueur et de 0",50 de diamètre, qui porte à sapartie supérieure un châssis formé de quatre fortesbarres de bois servant à en tenir l’entrée ouverte ;deux de ces barres sont plus longues que les autres, etpeuvent se rapprocher pour le transport. La partieinférieure du sac est fermée par une coulisse, et peuts’ouvrir à volonté. Un petit cordage est fixé au châssis.Quand le pompier est arrivé à la fenêtre où le sauve-tage doit avoir lieu, il attire à lui le châssis, pose lesdeux grandes barres eu travers de l’embrasure, et lesfixe en arrêtant la courroie qui y est attachée. Il intro-duit alors dans le sac les individus qu’il s’agit de sau-ver, et que l’on fait sortir en desserrant la coulisse