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INCRUSTATIONS.

INCRUSTATIONS.

ane quantité notable de sulfate de chaux II plaça doncdans une des deux chaudières de sa machine, forte dedix chevaux, chaudière préalablement bien nettoyée,20 kilogr. de sel de soude, et mit en marche. Aprèsdouze jours de travail une fuite s’étant déclarée dans lachaudière, on arrêta, et on remarqua qu’il s’étaitformé dans la chaudière une incrustation aussi fortequ’à l’ordinaire (1 ). L’incrustation soumise à l’analysene fnt trouvée contenir que du sulfate de chaux, plus4 4/2 à 2 p. 400 de sulfate de soude, mais pointde «carbonate de chaux. L’eau du puits renfermait4 gram. 346 de sulfate de chaux par litre, plus desquantités notables de carbonate et de chlorure de cal-cium. L’énorme quantité de plâtre contenu dans leseaux du puits de M. Paris indique suffisamment qu’ilne pouvait obtenir un résultat satisfaisant avec la dosede sel de soude employé.

Eu égard à la nature des eaux du département de laSeine , et des environs, dans le voisinage des carrièresà plâtre, nous pensons que le procédé de M. Kulhmann,très applicable d’ailleurs, avec succès, ne doit pas pré-senter les avantages incontestables signalés dausle nordde la France , et qui existeront pour tous les pays où leseaux alimentant des puits traversent seulement des ter-rains crayeux. Le savant chimiste deLillele savaitpar-faitement bien, en conseillant le nouveau procédé, et iln’a jamais eu la prétention de lui attribuer plus de vertuqu’il n’en a réellement.

Nous pensons donc que les procédés : 4° des car-bonates alcalins ; 2“ des matières colorantes, ont résolud’une manière complète et très heureuse le problèmede désincrustation des chaudières à vapeur ; et il fautsavoir gré à M. Kulhmann d’avoir fait à l’industrieune communication gratuite de sa découverte, qui abien son importance.

On a parlé tout récemment de l’emploi de la sciurede bois d’acajou, comme préservateur des incrustations ;nous n’hésiterons pas un seul instant à rapporter cemoyen au procédé des matières colorantes de MM. Né-ron et Kurtz, procédé qui est encore ignoré de bonnombre de savants et industriels. Il serait très possibleque les extraits des bois colorants agissent aussi enpartie du tannin qu’ils renferment; l’acide tanniqueformant un sel très insoluble avec la chaux ; du restel’emploi du tan recommandé primitivement par MM. Né-ron et Kurtz vient corroborer cette prévision. Disonscependant qu’ils ont renoncé à l’emploi du tan.

Je trouve dans le Moniteur industriel du 21 septembredernier l’indication de plusieurs recettes proposées parM. Watteen, de Londres , pour prévenir les incrusta-tions, toutes calculées pour une chaudière de dix che-vaux vapeur.

Le n° 4 destiné aux chaudières dans lesquelles on in-troduit de "l’eau chargée de carbonate de chaux se com-pose de 4 k ,803 cristaux de soude, de 1 k ,803 cachou, de0%906 dextrine, 0 k ,453 potasse d’Amérique , de 0 k ,453sucre de betterave, de 0,453 d’alun et de 0,453 degomme arabique.

En citant le n° 4 des diverses recettes de M. Watteenje me crois dispensé de parler des autres qui ont avecleur aînée beaucoup d’analogie. Je les considère comme

O) Comment admettre qu’avec l'emploi de 20 kilogr. desel de soude, l’incrustation eût été aussi forte qu’à rordi-naire, alors qu’on ne pouvait faire usage d’aucun préserva-teur. Nous pensons que l’anomalie pourrait être expliquée,en disant que la cristallisation du sulfate de chaux est plusrapide, dans un liquide contenant des sels facilement cris-tallisables, que dans l’eau. Ainsi, la croûte renfermait dusulfate de soude; de plus, nous avons eu l’occasion de re-marquer, qu’en lavant avec de l’eau d’un puits riche enplâtre des chaudières d’évaporation de muriate d’uramo-nlaque, le dépôt de sulfate de chaux cristallisé sc faisaittrès rapidement. C’est une simple explication que nous pro-posons sous toutes réserves.

des olla-podrida des mixtions baroques de presque tousles moyens indiqués jusqu’à présent, dont la fadeur estrelevée cependant par du sucre et de la gomme arabique dont tout le mérite d’invention revient sans contre-dit à M. Watteen.

Avant d’abandonner le sujet qui nous occupe nousdemanderons s’il y a réellement impossibilité à purifierl’eau d’alimentation avant de l’introduire dans les chau-dières. Les procédés qui viennent d’être indiqués sontbons, sans nul doute, mais ne peut-il pas, en industrie,se présenter des circonstances où la formation de toutdépôt serait nuisible.

Signalons superficiellement les moyens qui pourraientêtre employés. D’abord, le carbonate de chaux pourraitêtre précipité par l’ébullition chassant l’acide carbo-nique ; on pourrait aussi saturer l’excès de cet acide,soit par un peu de chaux, soit par du carbonate desoude; ce moyen, même avec le dernier alcali, seraitpeu coûteux, car les eaux de la chaudière augmente-raient, d’après ce que nous avons dit à propos du pro-cédé Kulhmann, en richesse alcaline, au fur et à mesurede l’alimentation, et pourraient très bien servir elles-mêmes, au bout d’un certain temps, pour saturer l’a-cide carbonique. Il suffirait d’avoir des cuviers où s’opé-rerait le dépôt du carbonate de chaux.

Comme ce procédé décompose aussi le sulfate dechaux et le chlorure de calcium en dissolution dans leseaux, il ne serait économiquement applicable que là oiiles eaux ne contiennent que de faibles quantités de cesdeux derniers sels. C’est, en effet, le procédé Kulhmann,mais appliqué antérieurement à l’alimentation. Toutle monde sait que c’est le mode employé pour rendreles eaux calcaires propres au savonnage.

Quant à la quantité d’eau à purifier, on sait qu’uncheval de vapeur exige au plus, par heure, 6 kilogr. devapeur, et partant, 6 kilogr. d’eau ; marchant douzeheures, 720 kilogr. d’eau; c’est-à-dire 7 hect. 2, soitavec les pertes 9 à 4 0 hectolitres.

Dans les usines où la vapeur sert au chauffage, on agénéralement soin de recueillir attentivement toute l’eaude condensation, qui est de l’eau distillée, et cette cuvesert partiellement à l’alimentation de la chaudière, sielle n’a pas, toutefois, d’eifcploi plus profitable.

S. Hall, célèbre constructeur de machines, en Angle-terre, a proposé depuis plusieurs années un nouveausystème de condensation de vapeur dans les machines,au moyen de serpentins réfrigérants, entourés d’eau,au lieu du mélange de'la vapeur et de l’eau froide. Undes buts, pour ne pas dire le seul, que se proposaitHall, était d’alimenter la chaudière a\ec de l’eau pure.Nous ne sachions pas que son procédé ait été appliquéen France ; mais l’idée de Hall prouve qu’il attachaitune grande importance à l’absence de dépôts et d’in-crustations dans les chaudières.

S’il est encore aujourd’hui des industriels qui n’emploient aucun moyen préservateur d’incrustations pourleurs chaudières à vapeur, il faut qu’ils soient bien peusoucieux de leurs intérêts et bien peu curieux des pro-grès de la science. A.. MALLET.

INCUBATION ARTIFICIELLE. Voyez régula

TEUR DU FEU.

INDIGO ( angl. indigo, ail. indig). Matière colorantebleue très solide, que l’on retire de plusieurs plantes dugenre indigotifera par le procédé suivant : on ruet lesfeuilles fraîches ou séchées dans uue grande cuve dite| lrempotr y et on les recouvre de 4 à 5 centimètres d’eau.Il s’y établit bientôt une feimentntion active; la li-queur se colore en jaune, et se recouvre d’une moussequi passe bientôt ; il s’y dissout en même temps unesubstance qui, au contact de l’air, s’oxyde, bleuit et seprécipite. Dans cet état, elle constitue l’indigo. Laliqueur qui surnage est décantée dans une autre cuvedécouverte, et battue avec un agitateur; elle absorbe