LAIT.
LAITON.
qu’à un prix proportionnel à cette quantité; de consta-ter si l’on recueille, dans ses manipulations en grand ltoute la matière butyreuse indiquée par les essais enpetit; d’apprécier, dans les laiteries banales, la richessedu lait apporté pai chaque associé, afin de répartir lesbénéfices proportionnellement à la quantité de matièreutile et marchande qu’il apportera, etc.
Le lactomètre, inventé en Angleterre par Banks, etimporté en Franco par M. de Valcourt, ou celui deM. Schubler, est un tube de verre de 16 centimètres dehauteur, 40 millimètres de diamètre intérieur, ouvertpar le haut, fermé par le bas, et porté sur un pied cir-culaire. Ce tube peut contenir un peu au-delà de 2 dé-cilitres. A partir de sa base, on a désigné, par uncercle gravé au diamant, chaque demi-décilitre, c’est-à-dire la hauteur à laquelle atteindraient 1/5, 1 1/2et 5 demi-décilitres de liquide, si on les versait dans letube. La hauteur du tube, depuis le fond jusqu’auprèsdu quatrième cercle qui marque 2 décilitres, a été par-tagée en 100 parties égales, et, à partir de ce derniercercle où se trouve marqué le 0° ou zéro de l’échelle,c’est-à-dire le point où elle commence, on a gravé surle verre, en descendant, 30 de ces degrés ou partieségales. Voici maintenant l’usage qu’on peut fÿire decet instrument. On verse dans le tube, et avec précau-tion, du lait jusqu’au cercle supérieur ou bien au pointmarqué 0 n , et on l’abandonne à lui-même pendant24 heures plus ou moins. La crème monte peu à peu;et lorsque son épaisseur est stationnaire, on lit surl’échelle le nombre de degrés ou centièmes qu’occupecette partie butyreuse, et cette proportion indique larichesse en crème du lait, ou sa valeur vénale. Parexemple, si, après avoir mis du lait en expérience,on trouve, après 24 heures, que la crème montée oc-cupe 14 parties ou degrés de l’échelle graduée, on enconclura que ce lait fournit 14'pour 100 de crème, cequi permet d’apprécier sa valeur. Des expériences com-paratives ont, en effet, prouvé que dans un même laitpur, puis mélangé avec un quart, moitié et trois quartsd’eau, l’épaisseur de la couche de crème diminue pro-portionnellement à la quantité de lait enlevé et rem-placé par de l’eau, ou que le nombre de centièmes oc-cupé par cette crème indiquait très approximativementla richesse du lait. On peut faire monter la crème pluspromptement, en plongeant le lactomètre dans un bain-marie maintenu à une température de 30 à 36 degrés ;mais il vaut mieux attendre sa séparation spontanée àla température ordinaire- Il importe de remarquer,quand on en fait usage pour le lait, que la quantitéde crème n’est pas la mesure de celle du beurre, lesquantités égales de crème donnant souvent un poidsfort différent en beurre.
Les aréomètres, les galactomètres, et autres instru-ments qu’on emploie souvent pour mesurer la qualitédu lait au moyen de la densité ou pesanteur spécifiquede ce liquide, sont, sous ce rapport, des instrumentsinfidèles, la densité du lait n’étant nullement la mesurede sa richesse en crème, et pouvant d’ailleurs êtremodifiée par une foule de moj'ens qui altèrent la qualitédu lait, et sont destinés à en imposer à l’acheteur igno-rant ou indifférent.
LAITIER. On donne ce nom aux scories terreusesque l’on obtient daus le travail des minerais métalli-ques, et particulièrement des minerais de fer, au haut-fourneau. On les emploie dans beaucoup de localitéspour faire des briques, etc., en les moulant au sortir du:ourneau. Déjà, en 1838, M. Gaultier do Claubry pro-posai; de diminuer la fragilité de ces matières vitreusesen les soumettant à un refroidissement très lent, et con-seillait d’appliquer la chaleur perdue des hauts-four-neaux à exécuter ce recuit. Tout récemment, il a étépris un brevet d’invention à ce sujet; les auteurs igno-raient probablement les faits que nous venons de rap-
peler ; ils avaient principalement pour but de mouler leslaitiers, sous forme de pavés, qui pussent offrir une ré-sistance de beaucoup supérieure à celle des pavés degrès ordinairement employés, et une forme bien plusrégulière.
LAITON, cuivre jaune ( angl . brass, ail. messing).Le cuivre allié avec des quantités convenables de zincforme le laiton ; cet alliage renfermo presque toujoursde petites quantités de plomb, de fer et d’étain, qui luicommuniquent des propriétés particulières. Le laitonest d’un jaune d’or plus ou moins vif, ductile et mal-léable à froid, cassant à chaud, aisément fusible et semoulant avec facilité. Sa densité varie de 8,2ü à 8,90,suivant sa composition. Sa dureté, sa ténacité, et sadensité diminuent par la trempe ; il est moins altérableà l’air que le cuivre ronge.
Le laiton destiné au tour doit être un peu sec afin dene pas graisser les outils : il se compose de 61 à 65 decuivre, de 36 à 38 de zinc, 2,15 à 2,5 de plomb et 0,25à 0,40 d’étain.
Le laiton pour la tréfilerie doit surtout être très te-nace, et se compose de 64 à 65 de cuivre, 33 à-34 dezinc, 0,8 d’étain et de plomb.
Le laiton qui doit être travaillé au marteau doit ren-fermer environ 70 de cuivre et 30 de zinc.
Dans les fonderies de la marine, la composition delaiton est comme suit : première qualité, cuivre 76,zinc 24 ; deuxième qualité, cuivre 85, zinc 1 4, plomb 1.
Les alliages dits similor, pinschbech ou métal duprince Robert, etc., varient beaucoup de composition,mais les principaux qu’on emploie sont : 1° cuivre 80,zinc 20, composé tendre, à cassure luisante et d’unbeau jaune; 2° cuivre 84, zinc 16, alliage d’un jauneplus beau que le précédent ; 3° cuivre 86, zinc 14, com-posé d’un jaune brillant; 4° cuivre 88, zinc 12, mé-lange d’un grain plus fin que les précédents et d’unecouleur d’or. En introduisant dans tous ces alliages unpeu de plomb, on arrive à leur donner, lorsqu’ils sontpolis, un certain reflet qui les fait ressembler à l’orvert.
Le tombac ou cuivre blanc se compose de cuivre 97,zinc 2, arsenic 1 ; il est d’autant plus cassant qu’ilrenferme plus d’arsenic; il se lime et se polit bien , ons’eu sert pour fabriquer des instruments de physique,des boutons, etc. D’abord blanc, lorsqu’il vient d’êtrepoli, il se ternjt promptement à l’air et prend une cou-leur grise. On fait encore du cuivre blanc qui peut servirpour les miroirs de télescopes, en ajoutant au cuivre età l’arsenic une faible proportion de platine.
Enfin, on donne le nom de chrysocale à un alliage,ordinairement formé de 92 de cuivre, 6 de zinc et 6 d’é-tain, qui se lamine en feuilles très minces à l’usage desfabricants de bijoux faux, etprend bien la dorure.
Le laiton se fabrique soiten alliant directement le zincet le cuivre, soit en fondantle cuivre avec de la calamine(carbonate de zinc ordinaire-ment mélangé de silicate dezinc) grillée, des cadmieszincifère3 ou kiess, ou de lablende (sulfure de zinc) gril-lée.
La fonte du laiton se faitdans des creusets à vent pla-cés près des fourneaux à vent.
Lesfig. 1364 et 1365 don-nent le plan et la coupe desanciens fours à laiton, aucharbon de bois d’Hegcr-müble, eu Prusse, contenant8 pots : o, foyer; b, grille
1364.
1365.
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