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LAITON.

en fonte, recouverte d’une couche d'argile battue, per-cée de trous correspondants à ceux de la grille ; d, cen-drier; e, porte du cendrier ; h, h, niveau du sol de l’a-telier ; g y châssis de fer garni d’argile servant à fermer

1366.

la partie supérieure du fourneau. Les fig. 1366 et 1367représentent les pinces employées pour introduire etretirer les creusets.

Les fig. 1368 et 1369 re-présentent en plan et coupeles fourneaux à laiton con-struits plus récemment àHegermühlt .ces fourneauxsont chauffés à la houille etrenferment quatre creusets,a, voûte à jour en briquessur laquelle on place le3creusets; c, grille sur la-quelle on charge le com-bustible par la porte d ; e,registre servant à réglerl’arrivée de l’air à traversla grille ; f, canal qui con-duit la cendre et les escar-billes dans le cendrier g .

Les pots ou creusets, lé-gèrement coniques, ont unehauteur a peu près doublede leur diamètre à la partiesupérieure et reçoivent unecharge de 60 à 90 k de matières.

Enfin, dans quelques usines françaises ou fabrique lelaiton dans des fours à réverbère, ce qui procure uneéconomie en combustible, mais donne lien en revancheà un déchet plus considérable sur les matières premières.

Lorsque le laiton est fondu, on le coule dans des mou-les en granité. Ces moules, représentés en coupe et enplan fig. 1370 et 1371, consistent en deux plaques dea, a, de 1",70 de long sur O 10 ,95 de large et 0"*,30 d'é-paisseur, enveloppées de cadres en fer b b, et maintenuesà une distance convenable l’une de l’autre par l’inter-position des barres de fer latérales g y dont l’épaisseurest celle de la plaque à couler. La plaque de granité in-férieure est encastrée dans un fort plancher ff, solide-ment fixée au madrier c, qui est arrondi à l’un de sesangles de manière à pouvoir tourner sur les poutres e yplacées au fond delà fosse dd. Avant de couler, on re-couvre les deux faces du moule d’une couche d’argilegrasse très mince, que l’on unit bien et que l’on faitsécher d’abord à l’air et ensuite avec des charbons rou-ges, puis on les barbouille avec une bouillie de bouse de\uche : ce dernier enduit se carbonise à chaque coulée,et par suite doit être répété chaque fois, tandis que lacouche d’argile peut servir à 15 et même 20 coulées sansavoir besoin d’être renouvelée. Cela fait, on place lesrègles g , on abaisse la plaque de granité supérieure parun mouvement de bascule à charnière facilité par nncontre-poids, on les réunit solidement au moyen deslongs boulons o, o, et des pièces m, «, k y l, on fait tournerle moule avec le madrier c sur les poutres e, de manièreà lui donner une inclinaison d’environ 30° sur l’horizon, 1et l’on coule le laiton par l’orifice h, à ce destiné. Aus- isitôt g.près .la coulée on ramène le moule dans la posi-

LAITON

tion horizontale, on ouvre le moule, on retire la feuillede laiton, on enduit de nouveau de bouse de vache les1370.

CÊa à

plaques de granité, et on les assujettit de nouveau pourune nouvelle coulée.

Lorsque l’on prépare le laiton au moyen de la cala-mm°, il n’est pas possible d’y faire entrer plus de 27 à28 p. 100 de zinc : si la proportion de ce métal doit êtreplus grande, on en ajoute une certaine quantité à lafonte ; généralement même on fait l’opération en deuxfois, en fabricant d’abord un alliage à 20 p. 100 dezinc, connu sous le nom d'orcof, et le traitant de nou-veau comme du cuivre neuf. On fond ensemble, parexemple, dans chaque pot, h l’usine de Jemmapes, 30 kde cuivre rosette de Dronîheim, 20 k de calamine grillée,10 k de kiess, et 16 k de charbon de bois pour réduire lacalamine, et on obtient 37 k 1 /2 d’arcot; on emploie en-suite les mélanges suivants, selon que l’on veut obtenirun laiton sec ou un laiton gras : pour le laiton sec quel’on coule en planches, dites plates , ou en bandes de0 ro ,015 d'épaisseur, dites bandes de fil y en emploie : cui-vre rosette 12 k , mitraille jaune (vieux laiton) 9 k , arcot20 k 1 /2, calamine grillée et kiess 30 k , charbon de bois16 k , et quand la matière bien fondue est réunie dans nnseul pot, on y ajoute 3 k de zinc en fragments : on ob-tient 51 k de laiton renfermant 65 1 /2 p. 100 de cuivreet 34 1/2 p. 100 de zinc. Pour le laiton gras, qui sertsurtout à faire les épingles, on emploie : cuivre rosette15 k , mitraille jaune 5 k , arcot 20 k , calamine grillée etkiess 30 k , charbon de bois 16 k , et on ajoute à la fin 4 kde zinc. Du reste, ces proportions varient suivant la na-ture des matières premières et la composition du zincque l’on veut obtenir.

La fonte de l’arcot et celle du laiton s’exécutent dela même manière : le fourneau étant chauffé au rouge,on retire successivement les creusets pour y introduirela charge voulue, en ayant soin de placer le cuivre etl’arcot à la partie supérieure. Les creusets chargés etremis dans le fourneau on remplit celui-ci de houille,puis on ferme l’ouverture supérieure de celui-ci avec laplaque à ce destinée. Oh ménage la chaleur pendant6 a 7 heures ; au bout de ce temps, les creusets sont aurouge-blanc ; on ranime alors le feu en chargeant de

1368.

1Ô63.

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