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LAITON.

LAITON.

nouvelle houille. Peu de temps après avoirdonné ce coup de feu, la fumée de zinc com-mence à paraître e.t indique que la réductionde la calamine s'opère ; on ralentit alors unpeu le feu, afin que le cuive ne fonde pastrop rapidement et qu’il ait le temps, ontombant goutte à goutte, de se combineravec le zinc qui se réduit. Au bout de4 0 heures environ, la fonte est terminée, ilne se dégage plus de vapeurs des creusets etl’alliage s’est réuni au fond; on retire alorschaque creuset du fourneau ; en enlève avecune espèce de cuillère en fer les escarbillesqui recouvrent le bain métallique, et l’onréunit dans un seul creuset l’alliage, qui setrouve dans chacun des huit ou quatre creu-sets. On laisse ensuite reposer pendant quel-que temps, pour que les impuretés se por-tent à la surface de l’alliage ; on les enlèvealors avec une cuillère en fer fixée à un longmanche en bois, et on coule le laiton dansle moule que nous avons décrit : on con-somme environ 3 parties de houille pourI de laiton obtenu.

Quand on fabrique le laiton au moyen ducuivre et du zinc métallique, comme cela a lieu en France et en Angleterre, on met au fond des creusets le zinc enmorceaux, et on le recouvre de cuivre en morceaux oumieux grenaille : tantôt on fabrique alors le laiton enune seule opération, tantôt en deux ; on opère du restetout à fait comme dans le cas précédent. La fonte dureun peu moins longtemps et la perte eu zinc est peu con-sidérable.

Les plaques de laiton sont ordinairement découpéesen bandes à la cisaille, puis laminées; ce laminages’exécute à froid; après deux ou trois passes, le laitondoit être recuit avant d’être laminé de nouveau partrousses de 2, 4 ou 8 feuilles, comme la tôle et le cuivre,

Les fourneaux dans lesquels s’exécute le recuit sontde deux formes suivant la dimension des feuilles delaiton. Les petits qui peuvent avoir 4 W de long, ont àchaque extrémité une chauffe de 0"\33 environ de large,et la voûte a la forme d'un cylindre dont l’axe est pa-rallèle au petit côté. La sole, formée de briques poséesde champ, est horizontale. Sur le devant du fourneauexiste une large porte que l’on soulève à l’aide d’uu le-vier ou d’un contre-poids, et qui glisse entre deux cou-lisses en fonte. Le plus ordinairement ce fourneau n’apas de cheminée, si ce n’est une hotte placée au-dessusde la porte, pour que la fumée ne se répande pas dansl’atelier. Quelquefois la voûte est percée de trous,comme dans les fours de verrerie.

Les feuilles de laiton sont placées les unes sur les au-tres; mais pour que la chaleur circule entre elles, onles sépare par des rognures, et la première repose surdeux barres de fer placées longitudinalement sur la soledu fourneau.

Les grands fourneaux représentés en plan fig. 4 372,en coupe longitudinale fig. 4 373, et en coupe transver-sale fig. 4 374, ont jusqu’à S ,u ,33 de longueur sur 4“, 66de largeur. La sole fai" de largeur; sur chacun deses côtés et dans toute sa longueur règne une grille b 6,de 0",33 de large, qui n’en est séparée que par un petitmur de 0 w ,0oo à 0 l “,083 ; la voûte du fourneau est per-cée de 6 à 8 ouvertures e, e, qui conduisent la fuméedans le rampant h, d’où elle se rend dans la cheminée i.A chaque extrémité du fourneau, il y a une porte eufonte qui glisse dans des coulisses en fonte, et qu’onpeut soulever à l’aide de leviers ou de contre-poids. Surla sole du fourneau existe un chemin de fer a a, sur le-quel on fait glisser le chariot qui porte les feuilles delaiton à recuire comme nous allons l’indiquer.

Les feuilles de laiton, dont la longueur est souvent

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de 8*, ne pourraient pasêtre retirées ni mises ai-sément une à une dansle fourneau; comme lelaminage se fait à froid,on les y place toutes à lafois et on les retire demême. A cet effet, on lesplace d’abord, en les sé-parant de distance en dis-tance par des rognures,sur un chariot en fonte à4 roues, dont la longueurest à peu près égale à

celle du fourneau. On élève ensuite ce chariot avecune grue jusqu’à la hauteur du fourneau, et on le faitglisser sur les bandes de fer qui existent sur la sole.Four ne pas perdre de chaleur, on a deux chariots,de telle sorte que lorsqu’on en retire un, on en placeun autre, le fourneau reste ainsi toujours chaud. Cemoyen, très commode pour placer et retirer les feuilles,exige une grande consommation en combustible, parcequ’on est obligé de chauffer inutilement le chariot, dontle poids est souvent plus considérable que celui du laitonà recuire. p. debette.

LAMINOIR. Voyez fer.

LAMPE. Voyez éclairage.

LAMPE DE SURETE. La découverte de3 lampes desûreté est due au célèbre Davy, qui remarqua que laflamme produite par la combustion du gaz de l’éclairage,obtenu par la distillation de la houille, mêlé à quelqueproportion d’air que ce soit, est interceptée par une toilemétallique en fil de fer de 400 à 4 40 mailles au centi-mètre carré, et que le gaz qui se dégage dans les minesde houille est toujours moins inflammable que celui quisert à l’éclairage. Ainsi, quand on a vissé sur le réser-voir d’une lampe ordinaire un cylindre formé d’unesemblable toile métallique, le mélange d’air et de gazinflammable peut brûler à l’intérieur sans que l’inflam-maticn se propage au dehors. Davy constata, toutefois,qu’uu courant d’air un peu vif pourrait faire passer laflamme à travers du treillis métallique, et transmettrealors l’inflammation au dehors ; aussi conseilla-t-il de lamettre à l’abri des courants au moyen d’écrans, ce quine se fait presque jamais et a quelquefois donné lieu àde graves accidents. A cela près, cette lampe estréellement une lampe de sûreté très efficace, et est uni-versellement employée dans les mines à grisou' En