LAMPE DE SURETE.
LAMPE DE SURETE.
France , les règlements de police souterraine en prescri-vent l’emploi, toutes les fpis que l’admiuistration desmines le juge nécessaire
La fig. 1375 donneune élévation de lalampe de Davy : a d,réservoir d’huile, tra-versé par un tube danslequel passe à frotte-ment un H1 de fer re-courbé e, qui sert àmoucher la mèche ; 6,pas de vis sur lequel onvisse le cylindre en toilemétallique; c(fig.1376),ouverture fermée parune vis,etservantàver-ser de l'huile dans le ré-servoir, avec lequel ellecommunique par untube qui plonge jus-qu’en f près du fond dece réservoir. Le cylin-dre en gaze métalliqueest entouré et protégépar quatre ou six grosfils de fer, qui se réu-nissent au-dessns de lalampe pour former l’an-neau qui sert à la sus-pendre. Le cylindre estfermé à la partie supé-rieure , soit par unefeuille de cuivre ambou-tie et percée de petitstrous de 1 millim. dodiamètre environ, au-tour de laquelle le cy-lindre en gaze est attaché au moyen d’un filde fer, logé dans unegorge rentrante ména-gée à cet effet, soit, leplus souvent, par undouble cylindre en toilemétallique semblable àcelle de la paroi cylin-drique, comme l’indi-que la fig. 1375.
Ces lampes ont de0“,2Q. à 0",25 de hau-teur ; ou donne envi-ron 0°\06 de diamètreau cylindre métallique,ayant 120 à 140 mail-les au centimètre carré.
Ces lampes éclairentassez peu, et, dans lescouches de houille puis-santes, le mineur courtrisque d’être victimed’écoulements subits,qu’il aurait prévus s’ileût pu apercevoir lesfissures de la roche.
D’un autre côté, si parsuite du mouvement dela lampe, lorsqu’elle estrenversée par exempleou par toute autrecause, il vient à se ré-pandre de l’huile sur letreillis métallique, le 1377.
poussier du charbon s'y attache, etla lumière déjà faibleque répand la lampe se trouve encore considérablementdiminuée. En outre, comme nous l’avons fait remar-quer, un courant d’air un peu vif peut faire passer laflamme à travers l’enveloppe.
l’our remédier à ces inconvénients, Roberts imaginad’entourer le cylindre en gaze métallique, sur la moi-tié ou les deux tiers de sa hauteur, d’un cylindre encristal dd (fig. 1377), et de faire arriver l’air néces-saire à la combustion par une rangée circulaire detrous percés tout autour de la partie supérieure duréservoir, à la hauteur du porte-mèche. L’air traversedeux rondelles annulaires superposées et en gaze métal-lique très serrée b b, puis est conduit de manière à raserla mèche, au moyen d’un tronc de cône métallique quienvironne celle-ci et est coupé à la hauteur du porte-mèche. Cette lampe est plus sûre que la précédente, etla vitesse du courant ou l’agitation de la lampe au mi-lieu d’un mélange explosif, ne déterminera jamais lepassage de la flamme au dehors ; néanmoins elle est peuusitée dans les mines, parce qu’elle donne encore moinsde lumière que la lampe de Davy.
Dans la lampe de M. du Mesnil, essentiellement dif-férente des précédentes, le réservoir d’huile est latéral ;la mèche est plate, et l’air nécessaire à la combustionest amené sur les deux faces par deux conduits inclinéscoiffés d’une gaze métallique ; le cylindre en toile mé-tallique est supprimé et remplacé par un cylindre trèsépais en cristal recuit, qui est serré entre deux plates-formes et partagé par des tiges en fil de fer, assez écar-tées pour ne pas intercepter une portion notable de lalumière. Au-dessus de la plate-forme supérieure s’élèveune cheminée d’un diamètre moindre que celui du cy-lindre en cristal, et dont la hauteur est assez grande.Elle est à double paroi : la paroi interne descend unpeu dans le corps de la lampe, où elle s’évase en formed’entonnoir renversé. La cheminée se termine par unorifice rétréci, qui n’est garni d’aucune toile métallique.Cette lampe offre le même degré de sûreté que celle deRoberts, tant qu’elle est intacte, et éclaire à peu prèstrois fois autant qu’une lampe de Davy consommant lamême quantité d’huilo ; mais à côté de ces avantages,elle a l’inconvénient d'être d’un transport difficile etsouvent impossible dans les galeries basses, à cause dosa grande hauteur, qui, y compris la cheminée, est de0",40 à 0“,45, et de s’éteindre très facilement par letransport, par suite de la position latérale du réser-voir.
M. Mueseler essaya de remédier à ces inconvénientsen adoptant une disposition particulière, qui lui permitde réduire la hauteur de la lampe à 0 m ,25 environ. Cettelampe, qui est actuellement assez répandue dans lesmines de Belgique , et qui éclaire comme deux lampesDavy, a son réservoir d’huile disposé de la même ma-nière, ainsi que le porte-mèche et la tige servant demouchette. L’enveloppe est formée, à sa partie infé-rieure et sur les 2/5“ environ de sa hauteur totale, d’untube en cristal recuit, garanti des chocs intérieurs parsix tiges verticales, ajustées inférieurement sur une vi *rôle qui se visse sur le contour du réservoir, et suppor-tant à leur partie supérieure un cercle en cuivre. Au-dessus de ce tube est un cylindre en-gaze métallique,fermé en haut par un chapeau en cuivre rouge percé detrous. A la jonction de ces deux cylindres est un‘disqueen toile métallique, traversé en son milieu par un tubecylindrique ou légèrement conique, en tôle mince ou enfer-blanc, qui sert de cheminée, et descend à peu prèsjusqu’au milieu de la hauteur du cylindre en métal, ens’évasant à son orifice inférieur ; il se prolonge au-des-sus du disque jusqu’à la moitié environ de la hauteur del’enveloppe en gaze métallique. L’air qui alimente lacombustion arrive ainsi par la partie supérieure, des-cend le long des parois du cylindre en cristal, et les