LAMPE DE SURETE.
LAPIDAIRE.
produits de la combustion s’échappent en majeure par-tie par le tube central qui sert de cheminée. Cettelampe est au moins aussi sûre que les précédentes ; maiselle s’éteint aisément par l’agitation, quoique moins fa-cilement que la lampe du Mesnil, et elle a en outre ledésavantage de ne projeter la lumière que dans unezône d’une très petite hauteur, par suite de la nécessitéoù l’on se trouve de tenir l’orifice inférieure de la che-minée en tôle très rapproché de la mèche, afin d’isolerle courant ascendant des gaz brûlés du courant d’air,qui descend le long des parois du cylindre en cristalpour venir alimenter la combustion. Cet inconvénientest surtout très grave dans les galeries d’une grandehauteur et peut donner lieu à de graves dangers.
Enfin, M. Combes a cherché l’année dernière à réunirles avantages des lampes précédentes dans une nouvellelampe, représentée encoupe (fig. i 378). Le ré-servoir d'huile est disposécomme dans la lampe doDavy; il est surmonté *d’un rebord cylindriquepercé, dans la partie con-tiguë au couvercle du ré-servoir, de quatre ouver-tures rectangulaires quil'embrassent sur presquetout son pourtour, et of-frent une surface de 8 à8 centimètres 1/2 carrés,et par lesquelles arrivel’air nécessaire à la com-bustion. Cet air traverseune ou deux rondelles su-perposées, en toile métal-lique, de 150 à 200 ouver-tures au centimètre carré,posées par leur contoursur une saillie ménagéedans le rebord au-dessusde la rangée de trous.
Ces rondelles sont main-tenues, ainsi que le porte-mèche, par une virole vis-sée dans une petite tubulure filetée qui entoure le troudu porte-mèche. Un disque o s, embouti en forme de pa-villon de cor, percé d’une ouverture circulaire concen-trique à la mèche, est posé par-dessus les rondelles, etamène au centre de laTampe et au contact de la flammela totalité de l’air qui a traversé les toiles métalliques.Ce disque est maintenu en place par la cagé qui con-tient l’enveloppe supérieure de la lampe ; celle-ci estformée de six fils de fer \ erticaux assemblés dans deuxviroles en cuivre V, V’. La virole inférieure V se vissedans la partie supérieure du rebord du réservoir. L’en-veloppe, qui est un cylindre en cristal cc, s’appuie surune rondelle de drap ou de cuir collée sur le contour dela virole inférieure. Elle est maintenue en place par lapartie supérieure de la lampe, qui se compose d’unecheminée cylindrique en toile métallique K, protégéepar quatre tiges en fil de fer, d’une virole en cuivreportant une rondelle en toile métallique, et filetée exté-rieurement pour qu’elle puisse se visser dans l’intérieurde la virole V’, et venir presser les bords supérieursdu cylindre en cristal, qui est ainsi maintenu en place.Une couronne de drap est collée,au fond d’une gorgeannulaire, dans laquelle pénètrent les rebords de cecylindre. Enfin, la rondelle en toile métallique sup-porte à son centre un petit tuyau T en cuivre, qui s’en-fonce dans l’intérieur du cylindre en cristal, sert decheminée, et active le tirage et l’aspiration de l’air parles ouvertures percées au-dessus du réservoir. Les gazbrûlés passeut par ce tube, arrivent dans l’enveloppe en
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«Dit!
toile métallique K, et se répandent finalement dansl’atmosphère. La rondelle en toile métallique, au centrede laquelle est fixé le tuyau T, permet aux gaz pro-duits par la combustion de s’échapper entre le pourtourdu tuyau T et le cylindre en cristal, de sorte qu’ils nepeuvent pas s’accumuler dans cet espace ; ce qui faitque l’on peut agiter fortement cette lampe dans l’airsans l’éteindre. Cette lampe est aussi sûre que les pré-cédentes; sa hauteur, qui n’est que de 0“,27, eu rendle transport facile, et elle donne une clarté supérieureaux lampes de Davy et Mueseler. La seule précaution àprendre est d’avoir soin d’enlever la rondelle en gazemétallique placée sous le pavillon os pour remplir leréservoir d’huile; car une seule goutte d’huile répan-due sur cette toil% suffit pour boucher un grand nombrede mailles : alors la lampe fume, et le verre est bientôtnoirci. r. debette.
LAPIDAIRE (art du) (angl. art of lapidary,ali. steinschleiferei). La taille de toutes les pierres finesn’est pas très différente de celle du diamant; seule-ment, pour ces pierres, on n’a pas besoin de les cliverpour les amener à la forme voulue, parce qu’étant moinsdures que le diamant, elles se laissent très bien taillersur une meule avec de Végrisée (poussière de diamant),et même la plupart avec de l’émeri.
Le tour du lapidaire se compose d’un disque métal-lique placé horizontalement et tournant avec une grandevitesse ; ce disque est de fer ou d’acier non trempé pourles diamants, pour les antres pierres de cuivre ou deplomb qu’on recouvre près du bord d’un mélange d’hnileetd’égriséeoud’émeri, et sur lequel on presse la pierre àtailler suivant l’inclinaison convenable. La fig. 1379 re-
présente une vue perspective de ce tour ; le bâti qui le sup-porte a environ 3'“ de long sur 2" de hauteur, les mon-tants A, A, montés sur les pieds B, B, sont reliés dechaque côté par les cinq traverses C, D, E, F, G;
1380. 1381. 1382. 1383.
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les denx paires de traversesD D, F F, sont reliées par defortes pièces tn, m, qui por-tent les crapaudines dans\ lesquelles tournent Les extré-mités de l’axe du disque oumeule métallique (fig.1380,1381,1382 et1383);l’axeH,