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LIN.

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briser le brin pour le séparer de scs fibres, s’appellemacquer, broyer ou tiller, et l'instrument dont on sesert pour cela porte le nom de macque ou de broie.

Afin de donner au brin un plus grand degré de fragi-lité et de le rendre par là plus facile à se séparer de sesfilaments, le lin doit être mis à sécher au soleil, ou,ce qui est encore mieux, dans une étuve, si l’on setrouve vers la fin de l’année. C’est pourquoi il y asouvent une de ces étuves réunie aux fours des bou-langers en Allemagne , et dans les autres contrées oùl’on cultive le lin. La température de ces étuves nedoit jamais dépasser 48 degrés. Une chaleur plus éle-vée rend le lin cassant facile à se mettre en char-pie , et lui fait produire beaucoup d’étoupes. Avantde soumettre le lin à l’action de la broie, on doit enbien égaliser les tiges, les mettre bien parallèles en-tre elles, ce qui se fait à la main, et tout ce qui setrouve entremêlé doit être redressé avec un peignegrossier.

La broie est un instrument construit presque partoutde la même manière; elle se compose de deux partiesprincipales, du châssis ou fourreau et d’une mâchoiremobile. Dans les broies les plus simples, le châssis e(lig. 1400) est une pièce de bois divisée par le milieu,dans le sens de sa longueur, et supportée par les mon-tants a et c. La mâchoire f est aussi en bois dur; elleest façonnée dans sa partie inférieure sous forme detranchant, et elle tourne autour d'uu axe de rotationplacé en q. On la saisit par le manche h, et on la faitmouvoir de bas en haut. Lorsqu’elle descend, elle entre

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dans la fente du châssis, et elle y brise la chénevottede lin qu’on y a placée transversalement, et dont elledisperse les débris.

Il y a des broies qui sont pourvues d’une doublefeute ou d’un triple rang de longues dents ou mâchoiresfixes, et de deux mâchoires mobiles ; elles offrent plusd’avantage que les broies simples.

On comprendra cette construction, en jetant les yeuxsur les figures 1400, 1401 et 1402. La figure 1400offre la section d’une broie vue de côté où se placel’ouvrier. La figure 1401 en est une coupe dans le sensde la longueur, et la figure 1402 en est le plan géomé-tral. Toute la machine est construite en bois dur, ordi-nairement en bois de hêtre rouge. Deux planches a etc forment les deux jambages de l’appareil a et b emmor-taisés dans un bloc assez lourd pour donner de la stabi-lité à l’instrument

Deux traverses d assujettissent solidement ensemblea et c. Le châssis e consiste en trois planches minces,qui sont placées de champ, et sont fixées par leursextrémités dans a et c. La mâchoire f est une pièce debois cannelée de l en k, de manière à présenter la forme

d’une fourche et à embrasser la pièce du milieu duchâssis ; elle a pour centre de mouvement la cheville debois q. Sur le devant, on. voit le manche h que l’ouvriersaisit de sa main droite; les joues, tant dn châssis quede la mâchoire, sont affilées depuis l jusqu’à leur extré-mité antérieure, ainsi qu’on le voit dans la figure 1401.Toutefois les taillants ne doivent pas être trop aigus,afin de ne pas endommager le lin, et, pour la mêmeraison, la mâchoire ne doit pas pénétrer trop avantdans les joues du châssis.

Des broies ainsi faites sont pénibles à manier, etsouvent elles arrachent les filaments et les mettent enétoupes. L’ouvrier ou plutôt l’ouvrière, car c’est géné-ralement une femme, quand elle est occupée à ce tra-vail, saisit de sa main gauche une poignée de lin;elle la place transversalement sur le châssis, et lafrappe vivement à coups répétés avec la mâchoire, enpassant continuellement de nouvelles portions de sapoignée de lin sous la machine ; elle commence du côtédes racines; elle retourne immédiatement les bouts, etelle continue selon la longueur des tiges. Le lin passetrès souvent deux fois sous la broie, et on le fait sécherà l’étuve entre les deux opérations.

Les machines à broyer sont un moyen de nettoyer lelin de beaucoup préférable aux instruments à la maindont nous avons parlé. La partie essentielle d’unepareille machine consiste en cylindres de bois ou de fercannelés profondément, dont les saillies de l’un entrentdans les creux de l’autre. Ces cannelures étalent entreelles'les filaments du lin, et elles en brisent le brin,sans faire supporter à la fibreces efforts qu’on est exposé à luifaire subir avec les broies à lamain. La machine suivante peutêtre regardée comme une desmeilleures qui aient été inven-tées et employées en Angleterrejusqu’à présent pour le broyagedu lin.

La fig. 1403 la présente vuedu côté droit ; la fig. 1404 en estune vue prise par derrière ; c’estparla que le Un broyé sort d’en-tre les cyUndres. Le châssis estformé des deux montants laté-raux a, a, qui sont emmortaisésdans la base bb, et qui y sontparfaitement consolidés par deschevilles.

Deux traverses o, o, raffer-missent la base, deux autres a’,

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o’, consolident les montants sur chacun de ces der-niers ; on a emmortaisé un bras latéral e dans unedirection obUque. Une barre traversîère réunit les deuxbras l’un à l’antre. La figure 1405 montre l’intérieurdu côté gauche du châssis, avec ses parties subsi-diaires.

Les trois cylindres g, t. k, peuvent être en bois dehêtre rouge, avec des goujons de fer, et cannelés dansle sens de leur longueur, chacune des cannelures ayant0“,015 de largeur et 0®,008 de profondeur.

Le grand cylindre g porte sur son côté droit unemanivelle à, laquelle en tournant met la machine enmouvement.

Les cloisons latérales o, a, sont garnies de pièces deenivre, dans lesquelles sont pratiqués les trois rondsl t 9 (fig- 4405), où tournent les tourillons g en o eten « On a pratiqué et garni de cuivre des coussinetsdestinés à recevoir les extrémités des deux petits rou-leaux, ainsi qu’on peut le voir dans la figure 1405.*En dedans de la cloison o se trouvent des pièces decuivre mobiles l pour les pivots de i et de k, qu’on voitdans la figure 1403. Chaque pièce de cuivre glisse dans