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où ceux-ci viennent à passer, font faire alors un demi-tour aux cramponnets, afin qu'ils présentent le reversdes bandes de filasse à l’action des pointes du peigne.
Supposons maintenant que tous les cramponnets quise trouvent fixés à la chaîne sans fin sont garnis djbandes de filasse, ou de tout autre matière destinée àêtre peignée, et que les tambours A, A, étant mis enmouvement comme nous venons de le dire, tournentdans le sens des flèches telles qu’on les voit dans la fi-gure 1430. Un pignon placé à l’extrémité des axes d’undes tambours A, entraîne une suite de roues dentées, j,k, /, m et N, jusqu’à Taxe de cette dernière, où setrouve un pignon d’angle qui s’engrène avec une roued’angle 9 , tournant horizontalement à l’extrémité infé-rieure de la flèche verticale de l*une des poulies de lachaîne.
On voit par là comment à mesure que les tambourstournent, leur mouvement de rotation se communiqueà la poulie B. et force celle-ci à faire avancer la chaînec, qui par ce moyen amène les différentes bandes de fi-lasse progressivement le long du tambour.
Lorsque chaque crochet arrive successivement aveqsa bande de filasse au points (fig. 1431), les filamentsse trouvent alors en contact avec le tambour tournantet s’engagent d'abord entre les séries de peignes gros-siers a, a, qui sont placés sur une surface inclinée ouconique du tambour ; par cette disposition, les extrémi-tés inférieures de la filasse de chaque bande se trouventsoumises les premières à l’action de la machine à me-sure que celle-ci tourne, la partie supérieure, et finale-ment toute la longueur des filaments de l’écheveaususpendu, se trouvent graduellement amenées sur les pei-gnes
Cette marche progressive de l’opération empêche queles longs filaments se rompent, et fait qu’on obtient ainsibeaucoup moins d’étoupe qu’on eu produit ordinaire-ment.
Lorsque la mèche de filasse, soit du lin, soit de toutautre substance, a été transportée par la chaîne sansfin au-delà de la première surface conique ou inclinéea du tambour-peigne, il se trouve alors sur la partiecylindrique b du tambour, qui est pareillement garni degrosses pointes; celles-ci pénètrent et peignent alorsdans toute leur longueur les brins suspendus.
Mais, afin que les deux côtés de la bande de filassepuissent être également soumis à l’action du peigne, lecrochet auquel celle-ci est suspendue doit alors faire undemi-tour sur son pivot, ce qui a lieu au moyen du brasde levier ou du tappet m (et pendant que la chaîne sansfin avance), lequel venant frapper contre la cheville fineou le frottoir n, fait changer le crochet de position,ainsi qu’on le voit en p dans la projection horizontale,
fig. 1430.
La partie inférieure de la barre 0 qui sert de guide,et sur laquelle glisse la chaîne sans fin, se trouve entail-lée sur la pointe, afin de permettre au crochet de tour-ner horizontalement sur lui-même, et une tige qui faitsaillie au- dessous de cette même barre, à mesure que lachaîne continue à avancer, agit sur le côté du porte-crochet et le force à se maintenir daus une position pa-rallèle à la chaîne. Par ce changement de position, l’au-tre côté de la bande de filasse vient passer successive-ment sur les peignes de plus en plus fins d x e et f,, placéssur la partie cylindrique du tambour tournant, jusqu’à ceque la bande soit arrivée au second frottoir n, où leporte-crochet fait encore en 9 un demi-tour sur lui-même, et où le revers de la bande, c’est-à-dire le côtéqui a déjà été soumis à l’action des peignes a et b, estde nouveau amené à passer progressivement sur lespeignes de plus en plus fins y, h et i. Lorsque les der-nières séries dé peignes tournants sont passées, on retiresuccessivement les crochets de la machine, la filasse sepouvant alors suffisamment peignée par le bout.
L’ouvrier ouvre alors les jumelles des pinces, il enretire les bandes de lin, et il les y replace de haut enbas, afin que les filaments puissent être peignés par leurextrémité opposée. Les jumelles étant ainsi regarniesde filasse, sont suspendues de nouveau à leurs crochets,de manière que l’extrémité non encore peignée puissedescendre jusque sur le tambour.
Afin d’éviter les interruptions dans le travail continude la machine, on a proposé, lorsqu'on remet les bandesde filasse, de les suspendre aux crochets qui se trouventdu côté opposé, en y, ce qui est une des raisons pourlesquelles la machine a été construite double. Chaquepaquet de filasse étant donc amené par la chaîne sans finà parcourir le même chemin que celui que nous avonsdéjà décrit, les fibres se trouveront d’abord soumises àl’action des peignes les plus gros, placés sur la sur aceinclinée ou conique du deuxième tambour tournant, etensuite à celle des autres peignes de plus en plus finsqui se trouvent sur la partie cylindrique de ce mêmetambour, jusqu’à ce que successivement au bout de sacourse, comme dans le premier cas, on puisse considé-rer chaque bande de lin comme suffisamment peignée etpropre à être retirée.
11 est nécessaire de faire remarquer ici, que commeles différentes qualités de filasse que l’on doit peignerexigent différents degrés d’action de la part des peignes,on peut obtenir ce résultat en faisant varier les rapportsde vitesse des crochets et des tambours. On conçoit queces rapports dépendent des diamètres des roues et despignons, par lesquels la poulie 1 > est entraînée par lemouvement de rotation du tambour. Ces roues et cespignons sont donc disposés de manière à pouvoir êtreenlevés et remplacés par d’autres de différents dia-mètres, et tels que les circonstances peuvent l’exiger.On conçoit que plus les bandes de filasse marcherontvite à travers la machine, comparativement à la vitessede rotation des tambours, moins elles éprouveront l’ac-tion des peignes tournants. Mais comme différentesqualités de filasse doivent être travaillées différem-ment, selon les circonstances, il est impossible de déter-miner d’avance une vitesse quelconque ou les diversesrelations de la machine; mais l’outrier chargé de ladirection de la machine s’apercevra promptement, sousce rapport, des meilleures conditions à remplir.
Pendant que les filaments sont divisés par l’action despeignes tournants, les pointes de ces peignes arrachentune quantité de fibres courtes ou mal retenues, les-quelles forment une étoupe qui reste adhérente au tam-bour entre ces pointes ; en conséquence, afin de pou-voir l’enlever, ainsi que tout ce qui se trouve entremêléau milieu de toutes ses dents, on a adapté longitudina-lement aux tambours tournants Q, Q, plusieurs sériesde brosses ou de pièces de bois hérissées de soies de co-chon .
Ces tambours-brosses sont montés sur lenrs axes pa-rallèlement aux tambours-peignes ; ils s’appuient surdes supports fixés d’aplomb sur des tasseaux ou gous-sets, qui s’avancent des extrémités du bâti de la ma-chine. Les parties des tambours-brosses qui se trouventopposées aux parties cylindriques des tambours-peignessont cylindriques anssi, et les parties de ces mêmes tam-bours-brosses qui sont en face des coudes sont contre-coudées ou en forme de troncs de cônes, renversées ouopposées par leurs angles comme r, d, de manière àpouvoir tourner parallèlement aux surfaces inclinéesdes tambours-peignes a et c.
Sur la périphérie des tambours Q, Q, se trouvent descôtés métalliques ou de bois garnisdesoies de cochon oude brosses, et fixés dans le sens de la longueur des <tambours à une distance convenable les unes des au- ^très. Les étoupes de soie rayonnent toutes à l’axe de lacirconférence et pénètrent entre les dents des peignes.
Le mouvement de rotation est imprimé aux tam-