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les mâchoires des crampons destinés à les tenir sus-pendues.

Ces crampons diffèrent beaucoup de ceux que l’onemploie ordinairement ; nous allons par conséquent enfaire une description particulière avant de dire commentils servent pendant l’opération.

Les fig. 4434 et 4435 montrent le dessin d’un de cescrampons dans deux positions différentes, a et b, sontdeux planches réunies ensemble par une charnière c,placée dans le haut, laquelle leur permet de s’ouvrir etde se fermer.

provenant de la poussière des corps étrangers, qui con-stitue une perte réelle. Les 94 à 95 pour 400 du poidsque livre le peignage se divisent en lin peigné, qu’ondésigne sous le nom de .longs brins, et en 25 à 30 pour4 00 d’étoupes. Ainsi donc 4 00 kilogrammes de lin avantle peignage donnent après :

Kn longs brins de 65 à 60

Etoupes. 30 à 34

Déchet. 5 à 6

4~ÔÔ 400 '

1434 .

1435 .

Leurs extrémités inférieures, formant les mâchoiresdes crampons (des espèces de tenailles), sont entail-lées en forme de dents; c’est entre ces entailles qu’onintroduit les extrémités des bandes de filasse de lin oude chanvre, lesquelles se trouvent ainsi solidementmaintenues lorsqu’on serre les deux mâchoires, d , d,sont deux parties saillantes sur la planche b, aux extré-mités desquelles sont des trous indiqués par des points ;et sur le dos de la planche a (voyez fig. 4 434) se trouveun levier à double bras c, lequel tourne autour de lacheville fixe f, et porte deux coins circulaires g , g. Cescoins entrent dans les trous des deux pièces d, d. Lors-que les mâchoires sont rapprochées ils arc-boutcnt celles-ci solidement sur la partie supérieure de la planche a ; ily a un arc de cerck à crochet /», qui tourne autour duclou », et qui est poussé de haut en bas par le ressort k.Ce crochet reçoit l’extrémité du levier e, et maintientpar conséquent solidement les coins circulaires dansleurs trous ; par là les mâchoires des crampons sont re-tenues fortement serrées l’une contre l’autre, saus cou-rir risque de s’ouvrir par les mouvements de la ma-chine.

Lorsqu’on veut les ouvrir, on soulève le crochet h eton pousse do côté le levier e au moyen de son manche /,lequel fait sortir les coins circulaires g des trous a, a,et les planches se séparent immédiatement. Afin depouvoir suspendre ces crampons à la machine, on a fixéun morceau de tôle m, recourbé à angles droits, audos de la planche b, ainsi qu’on le voit dans la fig. 4 435,ce qui forme une rainure au moyen de laquelle lescrampons peuvent glisser dans la machine et s’y main-tenir suspendus.

Lorsque ces crampons ont été garnis de filasse on lesplace sur la machine à espader, ainsi qu'on le voit ene, e, e; dans les fig. 4432 et 4433 ils portent sur le tail-lant la barre f. Les batteurs sont alors mis en mouve-ment, ainsi que nous l’avons déjà décrit; les bords deleurs lames battent contre les bandes de filasse de linou de chanvre, qu’elles frappent alternativement dechaque côté ; elles en secouent la paille et les parties li-gneuses, et les rendent propres à subir l’opération dupeignage qui doit suivre.

Toute la machine est entourée de planches afin de scgarantir de la poussière, et l’on peut y adapter un ven-tilateur pour la chasser au dehors.

Cardage des étoupes . Quel que soit le mode de pei-gnage adopté, qu’il ait été exécuté complètement à lamain, ou partie à la main et partie aux machinesque nous venons d’indiquer, il y a toujours certain dé-chet qu'on évalue moyennement de 5 à 6 pour 400,

Les étoupes sont portées à des machines à carderqui ne diffèrent de celles employées pour la laine quepar les dimensions des cylindres et la grosseur desdents qui leur sont généralement supérieures, et par laforme des dents qui sont plus droites et plus disposéesà produire un travail qui tient, pour ainsi dire, lemilieu entre le cardage et le peignage. Pour être mieuxapproprié aux étoupes, qui participent des filamentsdiscontinus par leur peu de longueur, et du lin par ladirection rectiligne des fibres, on a construit, dans cesderniers temps, des cardes à étoupes ayant des dimen-sions .extraordinaires, et disposées de façon à séparerles étoupes en quatre classes à leur sortie de la ma-chine, afin de pouvoir les classer en autant de qua-lités.

Ces machines, qui commencent seulement à entrerdans la pratique, ont été décrites avec beaucoup de dé-tails dans l’intéressante publication de M. Armengaudaîné.

A la sortie des cardes, les étoupes sont livrées sousforme de rubans, toujours comme cela se pratique,pour le cardage de la laine. Ce sont ces rubans, quisont ensuite préparés pour le filage par les mêmesmoyens, qu’on emploie pour les longs brins.

Étalage • Pour'transformer le long brin eu ruban, ilfaut avoir recours à une machine spéciale qu’on nommemachine à étaler.

Les figures 4436, 4437 et 4438 offrent les principesd’une machine construite dans ce but. Ici se trouventdeux rangs de peignes placés à côté l’un de l’autre.Quoique l’on n’eu voie qu’un dans le plan (fig. 4439),on l’a fait ainsi, afin de laisser voir les parties de lamachine qui se trouvent cachées sous l’autre peigne.On place le lin dans les guides en tôle a, a, où on l’en-gage une poignée après l’autre, de manière que lesbouts de la deuxième poignée correspondent seulementau milieu de la première; ce qui permet d’obtenir uneépaisseur de ruban toujours uniforme. Cette manièrede procéder est nécessaire, puisque, comme chacunsait, les poignées de lin peigné sont toujours épaissiesvers le milieu et minces aux extrémités. Le lin étantintroduit entre les rouleaux b et c, est attiré par l’effetde leur mouvement, et il est en même temps subdi-visé par l’action des peignes d, entre les deuts desquelsles pinnules du rouleau e le passent et le font pénétAr.Arrivé aux rouleaux f 3 , il est détaché des peignes parles tiges transversales, qui se soulèvent au moyen dusressorts g , et là il est saisi de nouveau par les rouleauxâ, *, qui l’entraînent avec eux. Arrivé un peu au-delàde ces rouleaux, il passe au travers d’un entonnoi»/,afin de rapprocher les filaments les uns des autres Enavant de ces mêmes rouleaux, les rubans des deuxrangs de peignes se réunissent et ne forment plusqu’un seul ruban, qui passe au travers de l’entonnoirde cuivre poli placé en ce point.

Les rouleaux m, n, étendent le ruban, en le compri-mant légèrement, et le laissent ensuite tomber dansun pot de fer-blanc. La réunion des deux rubans partielscontribue à rendre le ruban total plus uniforme, puis-que par là les irrégularités de l’épaisseur se trouventcompensées.

Le diamètre du rouleau c est égal à celui de chacun