LIN.
LIN.
boMneB, contenant la mèche de préparation provenantdes bancs à broches, le système de cylindre c, c, et c’, c\où la mèche se rend pour être étirée entre c et c’, à lasortie duquel elle est tor-due par les broches R, puisenfin envidée autour du fûtou bobine 6.
Nous n’avons pas à ré-péter comment le mouve-ment est imprimé à ces dif-férentes parties, en ayantparlé précédemment.
Il n’y a de différence en-tre les deux systèmes quenous venons de décriresuccinctement, que dansla présence de l’auge à eanchaude A, qui se trouvedans le métier à filer entin et dont le métier engros est privé, et dans l’é-cartement entre les cylin-dres c et c’ ; on voit qu’ily a un bien plus granducartement pour le métierà filer à sec que pour lemétier à eau chaude.
Cette différence est in-dispensable; on le com-prendra, en se rappelantque cette distance entre lescylindres délivreurs et éti-reurs doit toujours êtreréglée suivant la longueursensible des filaments dela matière à étirer ; la rai-son de la nécessité de con-server ces rapports entre
mitive des fibres, il s’ensuivrait qije l’étirage so fe-rait sur ces fibres déjà suffisamment redressées, et nepourrait s’opérer que par un allongement forcé de la ma-tière elle-même, ce qui l’affaiblirait nécessairement oula romprait. Si au contraire le rapport entre l'écarte-ment des cylindres et la longueur des filaments de lamatière première est suffisante, l’étirage s’opère par unsimple glissement entre eux, tout en évitant les incon-vénients dont nous venons de parler.
La conséquence de ces considérations a été, pour lefilage a sec, l’écartement considérable qu’on remarqueentre les cylindres étireurs dans la fig. 4 459 ; maiscette disposition, en faisant en effet éviter ces inconvé-nients que nous venons de signaler, n’aVait pas pu jus-qu’ici mettre à l’abri de ceux que nous allons signaler.
Si l’on considère le ruban ou la mèche lorsqu’elle ar-rive au métier à filer, on remarque que quelque bienqu’elle soit préparée, elle n’est pas encore parfaitementhomogène, il existe immanquablement des parties plusou moins régulières, et plus ou moins disposées à résis-ter ou à se prêter au glissement des fibres, et par con-séquent à l’étirage, ce qui est une première caused’irrégularité ; à celle-ci vient s’ajouter celle de la plusgrande force qu’il faut employer pour étirer sur une plusgrande longueur, qui n’est pas soutenue et n’est qu’im-parfaitement homogène. La force étirante ne se trans-met pas alors intégralement en tous les points de lamasse, et sur tont le trajet que parcourt le ruban, et ileu résulte forcément des inégalités dans l’étirage quidonne pour résultat final un fil irrégulier.
Les inconvénients que nous venons de signaler onttoujours été l’écueil de la filature du lin ; ils sont telle-ment sérieux, qu’il a été impossible jusqu’ici de pro-duire des fils au-delà du n° 25 par le système du filage àsec. C’est pour pouvoir pousser la finesse du fil au-delàde ces limites, que De Girard, le premier, eut l’idée del’emploi de l’eau chaude, afin d’arriver à désagréger les fi-bres qu’on considérait comme élémentaires, et qui ne sont
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la distance des cylindres et la longueur de la matièrepremière est évidente.
Un ruban ou une mèche de préparation n’est quele résultat d’une quantité innombrable de filamentsélémentaires, réunis par des glissements successifs etcondensés par la pression entre les cylindres que nousvenons de décrire, or si la distance entre ces cylin-dres était sensiblement moindre que la longueur pri-
elles-mêmes qu’une réunion de fibres plas petites, naturel -lement agglutinées entre elles par une matière quel’eau détruit ; mais il paraît que l’on ne peut atteindreces fibrilles rudimentaires qu’au détriment de leur force,car les fils fins produits de cette façon sont générale-ment moins solides et moins brillants que ceux produitspar le filage ordinaire. On voit donc que ni l’un ni l’au-tre des deux procédés usités n’est à l’abri des reproches,