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LITHOGRAPHIE.

LITHOGRAPHIE.

crayons noirs à dessiner, le fusain, les crayons de minede plomb et de pastel, et il remplit convenablementle but; le taille-crayon, proprement dit, consiste endeux limes circulaires E, juxtà-posées de manière àformer un angle dans lequel on engage le crayon pourfaire la pointe. Les organes qui donnent le mouvement

au taille-crayon sont les mêmes, d’ailleurs, que ceux dutaille-crayon lithographique. On fixe cet appareil sur ledessus de la table à dessiner B en serrant la vis C. Anté-rieurement, M. Boucher, chef de bataillon au corps desingénieurs géographes, a imaginé un taille-crayon com-posé d’une lime en plan incliné, qui se meut le long dece plan, tandis que le crayon, placé suivant la lon-gueur de la lime, tourne sur son axe (voir le Bulletinde la Société d’Encouragement, -1821, page 4 64).

Le bulletin de la même Société (1834, page 107),donne la description et le dessin d’un taille-crayon in-venté par M. Lahausse; il consiste en une espèce de ri-gole angulaire ou demi-cylindrique en bois, dans la-quelle est placée une seule lime.

Un artiste anglais a inventé aussi un taille-crayon,qui est composé de deux limes qui se réunissent longi-tudinalement, de façon à former un angle dans leqnel,après avoir disposé le crayon, on le frotte légèrement enle tournant sur tous les cotés.

A u pinceau. L’écriture et le dessin au pinceau se fontà peu près de même qu’on les fait à la plume, seulementon emploie uue encre moins fiuide et plus alcaline. D’a-bord l’écriture est tracée au crayou, de droite à gauche,en prenant ses espaces, et en commençant par la pre-mière lettre du premier mot de la ligne, et en finissantpar la dernière lettre du dernier mot. ÈQSuite on rechargeon repreud les lettres au pinceau et à l’encre : mais ou

commence par le côté opposé, et on écrit le trait enallant de gauche à droite.

Avec le pinceau, on peut faire de suite les pleins ;mais il est plus facile de se borner d’abord au trait délié pour faire plus tard le plein de la lettre.

Certains genres de dessins, l’architecture, l’orne-ment, les plans linéaires, par exemple, peuventêtre exécutés au pinceau avec la perlection désira-ble et surtout avec une grande facilité.

Les pinceaux de martre brune que l’on emploiepour peindre la miniature et sur la porcelaine sontbons pour le dessin lithographique.

Mode d'effacer les dessins par les agents chimiques .En 1828, la Société d’encouragement a accordé uue

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médaille d’or à MM. Chevalier et Langlumé, pourun mode d’effaçage général ou partiel des dessins,au moyen d’une solution alcaline préparée avec5 kilogr. d’eau et 500 gram. dépotasse à la chaux(pierre à cautère). (Voir Bulletin de cette Société,novembre 4828, pages 357, 360).

Moyen d’employer cette solution , décrit par les au-teurs eux-mêmes dans leur Manuel de Litkographiejpage 156.

a La solution s’emploie de la manière suivante : pouropérer l’effaçage complet, on lave la pierre à grandeeau, en se servant d’une éponge ; on la recouvre ensuitede la solution alcaline, en se servant pour l’étendre, d’unchiffon fixé à un bâton. On laisse réagir pendant 4 ou5 heures. Ce temps écoulé, on enlève, au moyen d’unchiffon, la liqueur qui a dissous le dessin ; on lave lapierre avec de l’eau, on la laisse sécher, on recouvreune deuxième fois la pierre avec la préparation, on lalaisse encore en contact pendant 4 heures, puis onrépète le lavage. On peut encore aciduler la pierre aprèsce lavage, puis la passer à l’eau. Par mesure de pré-caution, on peut laisser séjourner davantage la liqueursur la pierre avant de la laver. Lorsqu’on veut effacerune partie du dessin seulement, on lave la pierre àl’eau, puis on la laisse sécher ; on trace ensuite aucrayon les endroits à enlever ; on la recouvre, en se ser-vant d’un morceau de bois effilé, de la liqueur de potassecaustique ; on laisse en contact, comme nous l’avonsdit, et on continue l'opération de même que pour l’ef-façage complet On doit, lorsque la pierre est lavée,avoir soin de la faire bien sécher avant de dessiner denouveau ; le dessin ne tiendrait pas sans cette précau-

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