LITHOGRAPHIE.
LITHOGRAPHIE.
prenant d'un peu plus loin, pour venir en mourant, afinde no point faire un trou, mais seulement une concavitépeu apparente, peu sensible; lorsque le grattage estterminé, on acidulé l'endroit gratté, à l’aide d'un petitpinceau ; on gomme ensuite, et lorsque la couche gom-meuse est sèche, on noircit ou rougit cette place, et onraccorde à lu pointe le dessin pour le lier aux partiesenvironnantes. Si on ne devait pas faire de dessin à laplace qui a été grattée, il faudrait seulement passer unpeu de préparation qui empêcherait les faux traits,qu’on aurait effacés, de prendre le noir lors du tirage.
De l'encrage de la pierre. « Avant de procéder à l’en-crage, il faut s’assurer que la pierre n’est point humide.On prend une encre fuite avec un vernis léger (l’encre
Le dessin (fig. 1473) réunit quelques-uns des effetsque l’on peut produire par ce genre de gravure d’utieexécution 'res facile et très prompte. La matfice oule type de ce dessin a été gravé d’abord en creux surune pierre dure de Munich , à l'aide d’une machineà guillocher, considérablement simplifiée et perfec-tionnée par M. Neuber, très habile mécanicien. Sur cetype, on a tiré une épreuve qu’on a transportée ensuitesur une seconde pierre lithographique ; puis M. Neubera préparé et gravé, à l’aide de l’acide nitrique, le des-sin en relief, qui a été cliché par les procédés ordinaires,
Gravure en relief au moyen des acides.—Dufav décrivit le premier, en 1738, le procédé à suivre
1473 .
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qui sert pour les écritures), on y ajoute un peu de suifet de noir de fumée ; on broie le tout sur un marbre avecun couteau à palette, on le passe le plus promptementpossible sur toute la surface de la pierre avec une petitebrosse à peindre; on fait entrer ce noir dans les traitsde la gravure; ensuite on prend un morceau de flanelletrempée dans l’eau de gomme, on frotte légèrement lasurface de la pierre, et tout le noir on le rouge disparaîtpar ce lavage ; le dessin qui avant cette opération se dé-tachait en blanc sur un fond de couleur, se détachealors en noir sur un fond blanc. »
GRAVURE EN CREUX A L’AIDE DE LA MACHINEDITE A GUILLOCHER.
Ce genre de gravure consiste à reproduire avec desligues d’uue régularité mathématique, des fonds de ciel,des eaux, des grisés de plusieurs genres, des moirés, deshachures dans tous les sens, des ondulations, des por-traits, des cercles et des ellipses concentriques et excentriquos tellement rapprochés et si ténus qu’il estsouvent difficile, pour ne pas dire impossible, à l’œil lemieux exercé de pouvoir les compter. Ces dessins peu-vent être imprimés soit au moyen de la presse lithogra-phique, soit a l'aide de celle etnployée dans l'imprimerieen taille-douce.
pour ce genre de gravure (comme nous l’avons dit pré-cédemment). C’est le même procédé que Senefelder aressuscité, en 1796, et qui se trouve compris dans lebrevet d’invention qu’André a pris en France en 1802.
En 1810, Duplat a demandé un brevet pour un au-tre moyen de gravure qui comprend les opérations sui-vantes :
1° La méthode de vernir la pierre calcaire, ce qui s’exé-cute absolument de la même manière qu’on le pratiquepour les planches en cuivre; mais, au lieu d’enlever aî a pointe le dessin qu’on a décalqué sur la pierre, on faitdisparaître au contraire tout ce qui doit rester blanc àl’impression, et on ne laisse que le trait ;
2" La manière de faire mordre au moyen de l’acidenitrique affaibli au point de ne marquer que 2* al’aréomètre de Beanmé. Quand les parties serrées dudessin que l’on fait inordre sont assez profondes, on lavela pierre dans l’eau claire ; on enlève le vernis avec del’essence ; on laisse bien sécher cette pierre, on larecouvre ensuite avec du vernis en liqueur pareil à ce-lui dont se servent les graveurs en taille-douce, et onrecommence à faire mordre, jusqu’à ce que chaque partie soit arrivée à la. profondeur désirée. On recouvreainsi de suite toutes les parties, dont les blancs ne sont