LOCOMOTIVE.
LOCOMOTIVE.
dsmcnt entre les tnbes, qu’ils traversent, et la che-minée par laquelle ils s’échappent. Elle est garnied’une porte qui sert pour la pose, les réparations etle nettoyage des tubes et de diverses autres pièces.Lorsque la disposition de la machine le permet, onménage, à la partie inférieure de la boîte à fumée, uneouverture fermée par une porte pour vider les cendres.
La cheminée se compose d’un cylindre en tôle quisurmonte la boite à fumée et dont la hauteur au-dessusdes rails est généralement limitée à 4 m ,25, la hauteurminimum des ouvrages d’art étant ordinairement fixéeà 4 m ,30. On la surmonte presque toujours d’un clapetou capuchon mobile que l’on ferme ou abaisse durantles stationnements pour détruire tout tirage (fig. 7).
Les règlements de police, en France , prescriventd’intercaler sur le passage des gaz chauds, soit dansla boîte à fumée, soit dans la cheminée, un treillis ouune grille métallique destiné à prévenir l’eutraînementdes flammèches qui pourraient occasionner des incen-dies , soit sur les trains, soit sur les talus et abordsdes chemins de fer. Cette grille se place ordinairementdans la boîte à fumée, immédiatement ^u-dessus destubes et au-dessous de l’échappement de vapeur.
Dans le meme but, et afin de recueillir les escar-
mécanique des écumes qui sc forment à la surface del’eau. L’expérience a fait voir que, pour les chau-dières locomotives, il était préférable de placer le tuyaudu manomètre à 0 m ,20 environ en contre-bas de laligne d’eau.
On ajoute souvent aux moyeus de sûreté décritsci-dessus un appareil très-simple et qui finira proba-blement par devenir obligatoire ; cet appareil consisteen un écrou en fer vissé dans l’épaisseur du ciel dufoyer, et dans lequel on coule du plomb ; ce bouchonde plomb fond lorsque le niveau de l’eau baisse ac-cidentellement dans la chaudière jusqu’au point dodécouvrir le foyer : la vapeur s’échappe et éteint le feu.On évite ainsi de brûler les foyers.
La chaudière porte en outre des rob/nefe de vidangeplacés à la partie inférieure de la boîte à feu extérieure,quelquefois des robinets de purge à la ligne d’eau pourvider le trop plein et surtout pour faire sortir lesécumes qui se forment à la surface, des robinets réchauf-feurs qui servent, pendant les stationnements, à utiliserl’excès de vapeur produite pour échauffer l’eau alimen-taire contenue dans le réservoir placé sur le tender, etun sifflet à vapeur (fig. 7) disposé comme celui décrità machine a vapeur, sauf qu’il est adapté à l’extré-
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billes et fragments de coke incandescents qui passentà travers la grille et qui, lancés parfois par les rouesà de grandes distances, sont une cause fréquente d’in-cendies, on place généralement an-dessous du foyerun cendrier on boîte en tôle(fïg. 6) souvent garnie surle devant d’une porte qui sert à régler le tirage. Surquelques chemins, on y a renoncé, afin de conserversous les machines une hauteur suffisante, pour qu’ellespuissent passer sur un homme couché ou renverséentre les rails sans le toucher, et parce que leur em-ploi nécessite des fosses pour vider les cendres.
Les appareils de sûreté dont sont munies les chau-dières des locomotives sont :
4' Deux soupapes de sûreté, chargées par l’inter-médiaire d’un levier, au moyen de ressorts ou balances(fig. 7) dont la tension est réglée à volonté ;
*2° Un tube en verre, indicateur du niveau de l’eauet des robinets d’épreuve placés sur la partie posté-rieure de la chaudière de l’un et de l’autre côté de laporte du foyer j
3° Un manomètre. Actuellement on préfère les ma-nomètres métalliques dits manomètres bourdon ;toutefois, lorsqu’on place le tuyau du manomètre dansla vapeur, il s’encrasse facilement par l’entrainement
mité d’un tuyau que le mécanicien ouvre à la main.
L’alimentation d’eau de la chaudière est assurée pardeux pompes alimentaires correspondant à chacun descylindres à vapeur. Les pompes sont toujours à simpleeffet et à plongeur, c’est-à-dire qu’elles se composentd’un corps de pompe en fonte ou en bronze, dans le-quel se meut un plongeur en métal, cylindrique, com-mandé par la tête de la tige du piston (fig. 5) ou parl’un des excentriques montés sur l’axe des roues mo-trices. Le plongeur passe à travers un presse-étoupesqui ferme toute issue à l’eau. Au corps de pompe setrouve fixée une boîte à clapets ou à soupapes; trèsfréquemment ces soupapes sont fermées par des bouletscreux et portent le nom de soupapes à boulets. L’eauamenée par un tuyau qui part du tender s’introduitdans le corps de pompe en soulevant la soupape d’aspi-ration , puis est refoulée dans la chaudière en soulevantle clapet de refoulement. Pour assurer le jeu des sou-papes de refoulement, on en place deux à la suite l’unede l’autre et entre les deux un robinet d’épreuve quisert à amorcer les pompes et à purger l’air qui, ens'accumulant.entre les soupapes x peut en empêcher lejeu lorsqu’on vient à rouvrir le robinet placé sur letuyau d’alimentation. On place en outre snr le tuyau