LOCOMOTIVE
LOCOMOTIVE.
d'injection et près de la chaudière un clapet de retenueou un robinet.
Dans certaines machines dites machines-tenders (fig- o),le réservoir d’cuu est placé sur lemême bâti que la machine, et letuyau d’alimentation est métalliqueet rigide.
Dans le cas le plus général, letender constitue un véhicule com-plètement distinct de la locomotive ;pour raccorder alors la partie dutuyau d’aspiration fixée à la ma-chine avec celle fixée au tender, ons’est longtemps servi d’un tuyau entoile très serrée, attaché sur le boutdu tuyau dépendant du tender etportant à l’autre extrémité un écrous’emmanchant sur l’extrémité filetéede la portion du tuyau attachée à lamachine. Actuellement on remplaceordinairement les tuyaux en toilepar des tuyaux à rotule , composésde deux parties glissant l’une dansl’autre, la partie mâle étant exacte-ment tournée à la surface, la partiefemelle portant un presse-étoupesqui forme joint; cesdeux pièces sont en outre réunies à chacune des partiesfixes du tuyau d’aspiration par un joint à rotule, detelle sorte que la pièce entière puisse se prêter à tousles mouvements relatifs du tender et de la machine.La partie femelle de ce raccord se termine par un en-tonnoir ou pavillon conique (fig. 4, 6 et 7), qui permetd’y engager la partie mâle par le simple rapprochementde la machine et du tender, les deux parties étant sou-tenues par des chaînettes qui les maintiennent à peuprès dans la position qu’ils doivent occuper habituel-lement.
L’alimentation des chaudières entrées dans les gareset stationnements se faisait autrefois exclusivementsoit en faisant tourner les roues motrices sur place surdes galets, soit en faisant courir la machine sur desvoies spéciales ou sur les voies de service, soit aumoyen de machines à vapeur fixes, lorsqu’il y en avaitau point de stationnement. On commence à remplacerces moyens imparfaits par une pompe alimentaire muepar une petite machine spéciale accolée à la chau-dière et analogue à celles employées pour le mêmeusage sur les bateaux à vapeur.
Dans les muchiues qui ont un dôme de prise devapeur (fig. 6), la prise de vapeur se fait à la partiesupérieure dudit dôme et se trouve réglée par unrégulateur formé par un tiroir à rotation ou à glisse-ment placé ordinairement à l’orifice du tuyau de prisede vapeur et manœuvré par un levier, ou une mani-velle , placé sous la main du mécaniciens
Dans les machines qui n’ont pas de dôme de prisede vapeur (fig. 4 et 7), le tuyau de prise de vapeur esthorizontal, occupe toute la longueur de la chaudière,et se raccorde dans un point voisin de l’extrémité d’a-vant avec une boîte en fonte placée à l’extérieur et quicomprend le régulateur placé à l’orifice du tuyau pleinqui conduit la vapeur aux cylindres; en dessus dupremier tuyau se trouve pratiquée une fente longitu-dinale qui règne sur tonte sa longueur, ou une sériede petites fentes (fig. 4), et par-suite, il puise la va-peur dans toute l’étendue de la chaudière.
Le tuyau de conduite de vapeur, à la sortie de lachaudière, se bifurque pour se rendre aux deux cylin-dres (fig. 6 et 7), à moins toutefois qu’il ne s’agissei’une machine à cylindres intérieurs ayant une boîtede tiroirs commune.
Appareil moteur. Les cylindres à vapeur'sont enfonte à double effet (fig. 9) et à distribution par tiroirs.
Chaque cylindre est percé à ses extrémités de deuxlumières pour l’introduction et l’échappement alter-natifs de la vapeur. Les orifices extérieurs de ces lu-
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mières viennent déboucher dans une capacité ferméequi porte le nom de boite à tiroir. Entre ces deux der-niers orifices se trouve un orifice intermédiaire quicommunique avec le tuyau d'échappement delà vapeur.Le pistou est toujours métallique; il se compose de
deux plateauxenfilés sur latige et com-prenant entreeux une gar-niture qui secompose habi-tuellement de2 segments,cercles ou an-neaux en fon-te entiers,cou-pés sur unpoint de leurcirconférence,et dont lesjoints se re-couvrent; leurélasticité pro-pre et à défautl’action de res-sorts inté-rieurs les maintient constant'ment appli-qués contre les parois alésées du cylindre. Il convientde faire ces cercles en fonte un peu plus douce que lescylindres, afin qu’ils ne les ovalisent pas.
La tige du piston traverse le fond du cylindre à tra-vers un presse-étoupes et est fixée à son extrémitéextérieure dans une tête ou coquille , pièce paralléîipé-dique armée de deux patins ou coulisseaux glissantentre deux guides parallèles qui portent le nom deglissières (fig. 4, 5 et 6). La coquille reçoit égalementla petite tête de la bielle motrice simple (fig. 7) ou àfourchette (fig. 4 et 5), qui transmet le mouvement dupiston à l’essieu moteur.
Lorsque les cylindres sont intérieurs aux roues(fig. 4,5, 6 et 8), les bielles motrices agissent sur desmanivelles formées par des coudes de l’essieu des rouesmotrices, etlorsqu’ils sont extérieurs aux roues (fig. 7),elle agit sur des boutons de manivelle fixés sur des ren-flements dn moveu de chacune des roues motrices.