LOCOMOTIVE.
LOCOMOTIVE.
L’essieu moteur porte, pour chaque cylindre, deuxexcentriques, l’un pour la marche en avant, l’autrepour la marche en arrière; les colliers qui les envelop-pent portent les barres d'excentriques droites et parfoiscoudées pour éviter des arbres de rotation, qui trans-mettent aux tiroirs le mouvement de va-et-vient qui
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produit la distribution. Dans les anciennes machines(fig. 10), chaque barre d’excentrique se terminait parun V ou pied de biche de dimensions suffisantes pourembrasser dans toutes les positions le bouton placé àl’extrémité inférieure du levier de distribution ; les deuxbarres d’excentrique étaient liées entre elles par uneeritretoise articulée, et pouvaient être abaissées ou re-levées au moyen de l’appareil de changement de marche,de telle sorte que le mécanicien pût embrayer pendantla marche le levier de distribution avec l’un ou l’autredes excentriques et faire marcher la machine en avantou en arrière; dans ce mouvement, l’une des deuxbranches du pied de biche vient s’appuyer sur le bou-ton du levier de distribution, le fait glisser jusqu’à cequ’il vienne se loger au fond dudit pied de biche endéplaçant le tiroir. Dans les nouvelle machines on rem-
l’angle droit d’une quantité correspondant à la largeurdudit recouvrement. De ce calage angulaire de l’ex-centrique, il résulte par contre que l’admission de lavapeur se trouve interceptée avant que le piston n’aitatteint l’extrémité de sa course, et pendant la fin de lacourse la vapeur n’agit que par sa détente ; il estégalement facile de voirqu’il en résulte (fig. 4 0) uneavance à l’échappement devapeur, ce qui réduit d’au-tant la contre-pression der-rière le piston. Pour remé-dier au défaut de montagedes pièces et au jeu qu’ellesprennent par l’usure, ondonne également un très lé-ger recouvrement aux bordsintérieurs du tiroir et on augmente un peu le calageangulaire de l’excentrique, dé manière à ce que l’ad-mission de la vapeur ait lieu derrière le piston, un peuavant la fin de sa course.
On obtient donc ainsi par l’avance à l’admission etle recouvrement extérieur des bords du tiroir une dé-tente fixe. Pour produire une détente variable au grédn mécanicien, on a d’abord employé deux tiroirssuperposés ; le plus usité de ces systèmes à détentevariable par deux tiroirs est celui de Meyer de Mul-house , qui est appliqué sur un assez grand nombre delocomotives en Allemagne . Dans ce système, le tiroiisupérieur se compose de deux taquets eu forme d’écrousmontés sur un même axe fileté en sens inverse, de tellesorte qu’en faisant tourner cet axe dans un sens oudans l’autre, on écarte ou rapproche à volonté les deux
place le système à pieds de biche qui vient d’être décritpar une coulisse en arc de cercle (fig. 14) dite coulisseStephenson, qui relie les extrémités des deux barres d’ex-centriques et dans laquelle se trouve engagée à frotte-ment la tête de la bielle qui commande la tige du tiroir.
L’appareil de changement de marche se composed’un levier placé sous la main du mécanicien, d’unebielle de renvoi et d’un arbre de changement de marcheportant trois manivelles ou leviers, l’un attaché à l’ex-trémité de la bielle du levier du méeamcién, les deuxautres reliés chacun par une bielle articulée à ses ex-trémités avec le système des pieds de biche ou avec lacoulisse qui le remplace, ainsi que l’indiquent les fig. 4 0et 41. On donne toujours aux tiroirs un certain recouvre-ment extérieur, ce qui exige, pour que la vapeur puissearriver sur le piston, aussitôt qu’on change le sens desa marche, que l’on donne de l’avance à. l’admissionen calant l’exceütrique par rapport à la manivelle surlaquelle agit le piston, sous un angle qui diffère de
taquets, et on fait ainsi varier la période pendant la-quelle les taquets laissent arriver la vapeur de la boîtedes tiroirs aux lumières du tiroir inférieur.
On peut également employer la Coulisse à produireune détente variable, et ce procédé est actuellement leseul employé à cause de sa simplicité. En effet, endéterminant, soit par le calcul, soit par une épure outracé graphique, la position de la coulisse pour chaqueposition de la manivelle motrice et celle d’un quelcon-que de ses points, on reconnaît qu’en changeant laposition, dans la coulisse, du coulisseau qui agit surla tige du tiroir, au moyen de l’appareil de relevageou de changement de marche, la course du tiroir varie;que cette course est à son maximum lorsque le coulis-seau est aux extrémités de la coulisse et à son mini-mum lorsqu’il est au milieu, et que dans ce derniercas le recouvrement est en général suffisant pour quele faible déplacement du tiroir, qui existe encore parsuite de la rotation de l’essieu moteur, ne puisse plus