MACHINE A VAPEUR.
MACHINE A VAPEUR.
peau au-dessus de l’arbre et, au moyeu d’un ajustageplus ou moins long, relieut le corps au patin, en con-tact avec le plafond. Ces pièces ne peuvent, du reste,être considérées comme pièces générales des machinesà vapeur.
Les supports d’arbres verticaux se nomment crapau-dines. Leurs formes diffèrent complètement de celles desautres ; ce sont plutôt des pièces spéciales pour certainscas particuliers que des pièces générales; nous n’en par-lerons pas ici.
Pour qu’un support soit bien fait, il faut que lescoussinets soient encastrés dans le corps de manière àce qu'il ne puisse y avoir de mouvement chez l’un quisoit étranger il l'autre, sans quoi ils cesseraient bientôtde tenir le tourillon en place.
Pour y arriver, il y a deux méthodes suivant la formedes coussinets :
S’ils sont carrés, la meilleure disposition est cellede la fig. -5 ; le chapeau se trouve alors indépendant, ilne sert qu'au serrage. S’ils sont en ogive ou octogonaux,il faut alors faire pénétrer le clia|>cau dans le corp»(fig. 44) en lui faisant embrasser la totalité du cous-sinet supérieur;
En outre les boulons d'assemblage du chapeau avec lecorps ne doivent pas avoir de tête, mais être à clavettes,afin que si pendant le serrage rund’cuxviontàcasser, ilsoit facile de le retirer sans soulever l’arbreot le support.Cette disposition n’est, bien entendu, recommandée quepour les supports où le soulèvement de l’arbre entraî-nerait des dilîicultés, c’esi-â-dirc les grands supports.Dans les petits, on peut, sans difliculté, donner une têteaux boulons; on peut même les faire servir a l’assem-blage du support avec lu partie lixe.
VIH. Leviers.
Les leviers, dans les machines, sont des pièces en ferqui dérivent, suivautleur forme, delà fwmtrr//*ou dubalancier.
Ils dérivent de la manivelle quand ils n’ont, commeelle, qu’une tête et uu moyeu. Dans ce cas, il y a tran>-mission du mouvement de l'arbre à la tête du levier,ou réciproquement, et alors l’arbre est soumis ù un ef-fort de torsion.
Ils dérivent du balancier quand ils ont, comme lui,deux têtes et un moyn-. Dans ce cas, il y a transmis-sion du mouvement d’une tête à l’autre et l'arbre n’aplus qu’à résister aux efforts de flexion transversaleexercés aux deux têtes.
Dans le premier cas, les diamètres intérieurs dumoyeu et de la tête se calculent de la même manièreque pour la manivelle.
Dans le second cas, les diamètres intérieurs dumoyeu et des tètes se calculent de la même manière quepour les balanciers.
Nous renvoyons en conséquence à ces deux piècespour ces divers calculs.
Les dimensions proportionnelles des tètes des levierssont en tout conl’onnes à celles des charnières quisont leur assemblage naturel.
Quel que soit le mode île fonctionnement des moyeuxleur épaisseur est égale au tiers du diamètre intérieur,et leur longueur égale à 1,2 fois ce diamètre.
Quant à l’épaisseur dos plats du levier, elle est lamême pour tous les U, 0 du diamètre du trou de latète à l’extrémité et les 0,0 du diamètre du trou dumoyeu, au centre, ce diamètre étant celui de l’arbrepour éviter la torsion.
I\. Stuffing-box.
Les stuffing-box (fig. 46 et 47) (boîtes à étoupes)sont des pièces destinées a intercepter la communicationentre deux milieux dans lesquels se meut une tige. Ilsse composent de deux parties, savoir •
La botte et le chapeau.
La boîte est généralement coulée avec la cloison quisépare les deux milieux; elle est d’un diamètre suffisantpour recevoir des étoupes que l’on comprime au moyendu chapeau qui, pour cette raison, porte aussi le nomde presse-étoupes.
Le chapeau, qui est tantôt en bronze, tantôt en fonte,s’assemble avec la boîte au moyeu.de deux ou troisboulons, suivant ses dimensions; l’assemblage à deuxboulons est plus convenable dans les machines à vapeur,parce qu’il permet au chapeau d’osciller légèrement avecla tige que le parallélogramme ne conduit pas exacte-ment eu ligne droite.
On emploie quelquefois, pour les pompes, le stuffing-box ; cette disposition n’est bonne qu’uutant que la boîteest elle-même en bronze, avec la foute, un pareil assem-blage n'est jamais durable.
11 est bien difficile de donner au diamètre extérieurdu chapeau une dimension proportionnelle au diamètrede la tige, parce que l’épaisseur à donner aux étoupesne varie pas proportionnellement aux diamètres ; cetteépaisseur augmente fort peu avec chaque augmentationdans le diamètre de la tige. Faute de formules convena-bles, nous donnons ci-dessous, pour différents diamètresde tiges, le tableau des dimensions les plus convenablespeur le diamètre extérieur du cliapean de stuffing-box ;nous y joignons en même temps le diamètre des bou-lons correspondants :
Tableau*des diamètres des tiges , chapeaux et boulonspour stuffing-box , en millimètres.
Diamètres
des
tiges.
Diamètres
des
chapeaux.
Diamètres i
des
boulons. |
Diamètres
des
tiges.
Diamètres
des
chapeaux.
Diamètres
des
boulons.
10
30
10
55
95
18
12
35
10
60
010
21
15
40
10
65
110
21
18
45
12
70
120
21
21
50
12
75
130
25
25
55
12
80
130
25
80
65
15
85
140
25
35
70
15
90
150
30
40
75
15
95
150
30
45
85
18
100
160
30
50
90
18
X. Poulies.
Les poulies (figures 31, 32 et 33) sont de trois es-pèces distinctes, suivant qu’elles--sont destinées à supportter des chaînes, des cordes ou des courroies. Les pouliesdestinées à supporter des chaînes ou des cordes portentle nom d ePouhesà gorge ; celles destinées à supporter descourroies portent le nom do Poulies plates. Les poulies àgorge, pour cordes, se composent d’une gorge àsection semi-circulaire maintenue en place sur sonmoyeu par quatre, cinq, six ou huit bras, suivantson diamètre. Les bras sont munis de nervures qui leurdonnent pour section la forme d’une croix. Ces nervuresont pour but d’empêcher la rupture transversale parsuite de mauvaise direction de la corde, et aussi parsuite de retrait de la fonte après la coulée.
Souvent, quand les poulies sont d’un grand diamètre,on coule le moyeu en trois parties séparées par des pe-tites plaques de tôle auxquelles on en ajoute d’autres,après le refroidissement, pour remplir l’espace laissépar le retrait ; ces trois parties sont reliées purdeux frottes en fer posées à chaud, une sur chaqueface.
Les poulies plates se font généralement plus légères