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MACHINE A VAPEU1L

MACHINE A VAPEUR.

que les p< ulies à gorge ; leurs bras sont très souvent àsection ovale, comme le représente la figure 3i. Pouréviter la casse résultant du retrait de la fonte, on donnesouvent aux bras la forme d’un S ; alors le moyeu esttoujours d’un seul morceau avec le reste de la pièce.

Les poulies plates diffèrent essentiellement des pou-lies à gorge en ce que ces dernières sont destinées à sou-lever des poids, tandis que les premières s’emploientuniquement pour transmettre un mouvement de rota-tion à un arbre.

La largeur des poulies étant généralement la mêmeque celle des courroies qui les embrassent, on calculecette largeur au moyen de la même formule qui sertpour les courroies. Savoir :

428 F1 D Ne

dans laquelle on représente par :

/, la largeur en centimètres,

F, le travail transmis en chevaux,

D, le diamètre de la poulie,

N, le nombre de tours de la poulie par minute,e, l’épaisseur de la courroie en centimètres;et, si l’on admet pour e la valeur :

e“ 0,40,

il vient pour le cas des courroies ordinaires :

_320 F

DN *

XI. Décomposiliou des pièces générales en séries.

C’est déjà une bonne besogne de faite pour l’ingé-nieur, que d’avoir des dimensions proportionnellesadaptées à toutes les pièces générales des machinas,parce qu’il n’a plus à s’en préoccuper dans ses projets;mais cela ne suffit pas. En effet, il est un point capitalsur lequel tout mécanicien doit porter son attention ;ce point c’est l’adoption d’un certain nombre de dimen-sions pour chaque pièce, afin qu’il ne lui arrive jamais deconfectionner des outils pour la fabrication de deux ouplusieurs pièces semblables, dont les dimensions sonttellement rapprochées, que tomes peuvent être em-ployées indistinctement au même usage, ce qui crée unmatériel coûteux et inutile et jette de la confusion dansle travail. Toute pièce, de quelque métal qu’elle soit,exige des outils spéciaux pour sa fabrication : si elle esten fer, ce sont des mandrins et des calibres qu’il faut à laforge ; si elle est en fonte ou en cuivre, ce sont des mo-dèles qu’il faut à la fonderie, sans compter les lamesd’alésoirs et autres outils qu’il faut a l’ajustage.

Or plus sçra grand le nombre des cas où telle dimen-sion de pièce générale pourra être employée, moindresseront les frais d’outils qu’entraîne nécessairement la fa-brication de cette pièce ; le mécanicien doit donc porterses soins à l’adoption d’un certain nombre de dimen-sions pour chaque pièce, assez grand pour satisfaire àtous les cas qui se présentent, et assez petit pour queles frais d’outils soient largement couverts par leurusage.

Quaut aux dimensions, il peut paraître difficile aupremier abord de les spécifier; mais il suffit de jeter lesyeux sur les divers dessins de pièces générales que ren-ferme la planche 2 pour reconnaître de suite qu’ils ontquelque chose de commun, à savoir une partie cylin-drique pleine ou creuse dont le diamètre est l’unité dedimensions proportionnelles.

Si donc on adopte une série de diamètres pour lesparties cylindriques, toutes les pièces générales se trou-vent immédiatement décomposées en séries, par suite dela série de dimensions dont les diamètres de leur partiecylindrique ne peuvent sortir.

L’expérience seule pouvait prononcer sur les diffé-

rences successives qui peuvent exister entre les diversdiamètres des parties cylindriques sans qu’il y ait insuf-fisance. Il résulte des observations d’un grand nombrede mécaniciens habiles, que la séné suivante satis-fait complètement à toutes les exigences -de la con-struction pour machines à vapeur, depuis les pluspetites jusqu’aux plus grandes forces.

Tableau de la série des diamètres des tiges cylindriquesexprimés en millimètres.

5

25

65

110

190

350

700

1200

6

•30

70

120

200

375

750

1300

8

35

75

130

220

400

800

1400

10

40

80

140

240

450

850

1500

12

45

85

150

260

500

900

45

50

90

160

280

550

950

18

55

95

170

300

600

1000

21

60

100

180

•325

650

1100

On comprend que ces dimensions, bien que pousséesassez loin, n'ont d’importance réelle que jusqu’à 200millimètres environ. Au-delà il n’y a plus guère quedes cylindres à vapeur et des corps de pompe, dont lesalésages sont plus rares, et pour lesquels on peutdéroger à la loi, bien que, à notre avis, il soit plusconvenable de s’y soumettre, comme pour les petitsdiamètres.

Muni de dimensions proportionnelles pour les piècesgénérales et du tableau ci-dessus pour les séries, ce quele mécanicien a de mieux à faire, c’est de faire des-siner d’avance chacune des pièces générales, avec lesdiamètres de la série où elle est le plus employée. Il enrésulte pour lui les avantages suivants, savoir :

4 W Point de dessins de pièces générales à faire pourles ateliers, et partant plus prompte exécution des pro-jets de machines;

2° Fabrication à l’avance, et en quantité aussi con-sidérable qu’il le juge convenable, des pièces géné-rales sur les diamètres les plus employés, et partantéconomie sur la main-d’œuvre de ces pièces, qui sontles plus coûteuses des machines ;

3° Exécution plus prompte des commandes , puis-qu’une partie des pièces est toujours faite d’avance,et partant possibilité de plus fabriquer dans un mêmetemps, sans augmentation de matériel.

CHAPITRE II. PIÈCES SPÉCIALEMENT EMPLOYEESDANS LES MACHINES A VAPEUR.

Titre I er . — Composition générale des machinesà vapeur.

Les machines à vapeur sont des appareils destinésà utiliser la force motrice de la vapeur d’eau.

Nous avons vu, dans la description historique de cesmachines, quels sont les divers moyens qui ont étésuccessivement employés pour utiliser cette force mo-trice.

Jusqu’ici, de tous ces moyens, un seul a générale-ment prévalu, à savoir . l’action alternative de la va-peur sur les faces opposées d’un piston se mouvantdans un cylindre.

Dans ce cas, une machine à vapeur se Composade sept parties principales, savoir :

4 re partie. Le générateur de la vapeur :

2 e partie. L’appareil de distribution de la vapeurdans le cylindre ;

3 e partie. Le cylindre à vapeur :

£* partie. L’appareil de transmission et régularisa-tion du mouvement du piston ;

5 e partie. L’appareil de condensation de la vapeuiutilisée ;

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