MACHINE A VAPEUR
MACHINE A VAPEUR.
cylindre. L’axe et le coussinet sont cylindriques ; cesont donc des pièces faciles à exécuter, puisqu’il n’y aqu’à tourner et à aléser avant le rodage.
La distribution se fuit, comme dans les précédentes,au moyen de lumières, deux au cylindre, trois à l’axe,dont une au milieu pour l’introduction ; deux de chaquecôté pour l’exhaustion, ou réciproquement, ce qui in-dique de suite un moyen, dont a profité M. Leloup,pour changer la marche, moyen qui consiste à fairearriver la vapeur dans Taxe par une botte à vapeur àtiroir ordinaire, et mobile à la main. Dans ces ma-chines, comme dans les précédentes, il est bien difficiled’appliquer la détente à l’appareil de distribution.M. Leloup, cependant, l’adapte à toutes ses machines,seulement il l’effectue au moyen d’un appareil exté-rieur; tantôt au moyen d’un tiroir, tantôt au moyend’une soupape, dont le mouvement est opéré par unexcentrique à extension, permettant de varier la dé-tente, depuis le quart jusqu'à la moitié de la course.
M. Leloup a exécuté des machines de ce genre, de-puis 1 cheval jusqu’à 20 chevaux.
Elles fonctionnent bien, seulement elles perdent tou-jours un peu par l’axe à l’endroit des lumières, surtoutquand elles dépassent 12 chevaux.
Peut-être, si l’on pouvait voir le travail des tiroirs,comme on voit celui de la distribution de ees machines,constaterait-on des pertes beaucoup plus considérablesdont ne se doutent pas ceux dans les machines des-quels elles ont lieu. Aussi, nous nous garderons biende jeter la pierre aux appareils de distribution, par l’o-scillation des cylindres, qui, eux, présentent au moinsl’avantage d’accuser immédiatement le3 fuites qui ontlieu entre les surfaces frottantes, et de permettre ainside les faire cesser avant qu’elles aient eu le temps d’in-fluer sur la consommation du combustible.
Ce qu’il faut avant tout, aux machines de M. Leloup,c’est un arbre moteur parfaitement parallèle à l’axed’oscillation du cylindre ; ce point obtenu, l’affaire durodage n’est plus qu’un détail, qu’un mécanicien soi-gneux peut obtenir parfait.
M. Frey a voulu éviter l’influence du bouton de lamanivelle sur l’appareil de distribution. A cet effet, ilfait osciller son cylindre avec son axe creux dans deuxsupports placés de chaque côté ; puis il opère la distri-bution en dehors, comme M. Kieutzy, non pas aumoyen d’un tiroir à coquilles, mais au moyen dedeux surfaces coniques, l’une convexe, l'autre con-cave, et suffisamment serrées l’une contre l’autre, aumoyen de deux boulons.
Cette disposition est fort ingénieuse, seulement ellene peut être appliquée qu’à de petites machines, àcause du volume énorme de vapeur qui se perd, àchaque coup de piston, par les conduits des lumières aucylindre. La détente s’opère par la soupape, mise enmouvement, au moyen d’un appareil à soulèvement,variable par le pendule cçnique.
C’est une modification de la détente de M. Meyer,dont nous parlerons plus loin.
M. Farcot a fait des machines oscillantes, en dessous,dans lesquelles la distribution a lieu par un tiroir à dé-tente, de son système. A notre avis, quand on en vientà effectuer la distribution dans ces machines, par destiroirs, il nous semble qu’il est préférable de supprimerl’oscillation et de faire des machines verticales à cy-lindre fixe. C’est aussi ce qu’a pensé, sans doute,M. Farcot, car il ne nous paraît pas continuer à con-struire de ces machines.
En général, les machines oscillantes en dessous nesont tolérables qu’autant que, à une bonne distribution,elles joignent une grande simplicité de construction.Les systèmes de MM. Leloup et Frey sont dans ce cas,quand l’ambition ne porte pas leurs inventeurs à lesexécuter sur des forces dépassant 4 2 chevaux.
VI. Machines à cylindre tournant.
Nous dirons peu de mots de ces machines qui neprésentent qu’un intérêt secondaire.
M. Romancé, qui en eut le premier l’idée, les con-struisait de la manière suivante :
Le cylindre est monté sur un axe passant par lemilieu de sa longueur, absolument comme dans lesmachines oscillantes.
La tige du piston sort par les deux fonds, et se termine de chaque côté par une traverse dans laquelle estun galet ; ces traverses sont de plus reliées l’une à l’au-tre extérieurement par deux tringles, traversant lesbrides du cylindre et formant un rectangle.
Une courbe en fonte, contre laquelle roulent lesgalets pendant la rotatiou du cylindre, est disposée detelle sorte que :
4 tt Dans que’que position que se trouve le cylin-dre, les galets sout toujours en contact avec la courbe.
2° Elle est normale à l’horizontale, passant par lecentre de rotation.
Supposons maintenant que la vapeur agisse d’uncôté du piston, la tige n’étant pas normale à la courbeen d’autres points qu’à l’origine, il y a pression in-clinée sur la courbe; cette pression se décompose endeux : une normale qui est détruite par la résistance dela courbe, l’autre qui obtient tout son effet et faittourner le cylindre.
La distribution s’opère d’une manière analogue àcelle de la machine de M. Frey.
Cette machine présente de grandes difficultés d’exé-cution; peut-être serait-elle susceptible d’une applica-tion utile à la navigation pour de petites forces.
VU. Machines inclinées.
Les machines inclinées sont des modifications desmachines horizontales fixes ou des machines oscil-lantes. Elles sont d’un emploi très rare dans l’in-dustrie ; leur principale application a lieu dans la marinetoutes les fois que l’on veut transmettre le mouvementdu piston à l’arbre moteur des roues sans l’intermé-diaire de balancier.
Si on les emploie peu dans l’industrie, bien qu’ellesaient une place marquée par plusieurs hauteurs del’arbre moteur au-dessus du sol, cela provient de cequ’on préféré surhausser ou surbaisser le sol à l’endroitde la machine seulement, pour pouvoir appliquer toutautre système.
Les machines inclinées sont en général fort lourdeset ne présentent aucun avantage en compensation deleur excédant de poids sur ‘les autres machines fixesqui leur font concurrence.
VIII. Machines à tige-bielle.
Ces machines, dont le but est de faire mouvoir unarbre situé à une distance moyenne du sol par un cy-lindre à vapeur vertical, situé au-dessous, sont de deuxespèces, savoir :
4» Les machines à coffre ;
2" Les machines à couvercle mobile.
Les machines à coffre consistent en un cylindrevertical dont la tige est creuse et a pour section unrectangle dont les angles sont arrondis. La bielle, pre-nant à la partie inférieure de cette espèce de coffre,oscille dans son intérieur, il doit être de dimensionsconvenables ; et il faut remarquer que si on donnaità ces machines les mêmes proportions qu’aux autres,elles ne pourraient s’exécuter, l’oscillation de la bielleexigeant pour la tige une largeur plus grande que celledu cylindre.
11 faut, pour ces machines, augmenter le diamètreet diminuer la course.
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